Coronavirus : pourquoi les virus mutent-ils ?

L’apparition en Colombie d’une nouvelle mutation préoccupante de la pandémie de covid-19 a amené la Belgique à suspendre toutes les arrivées en provenance de pays. “C’est une mutation problématique du virus (ou de la bactérie), avec une forme plus agressive”, précise le journal de l’Afrique.
En effet, le nouveau variant porte particulièrement une mutation, nommée L698H, dans la protéine ‘Spike’ (permettant au virus de pénétrer dans les cellules humaines) du virus.
Les virus sont, comme les êtres vivants, dotés d’un matériel génétique (ARN (molécule constituée d’un enchaînement de ribonucléotides : uracile, guanine, cytosine, adénine) ou ADN (longue molécule que l’on retrouve dans l’ensemble des organisme)), qui peut être sujet à des variations par échanges ou quand ils se répliquent (mutations) entre bactéries.
Les coronavirus, qui sont des virus à ARN, mutent régulièrement. Depuis l’apparition de la pandémie mondiale de Covid-19, en janvier 2020 dans la ville chinoise de Wuhan, environ 15 000 mutations du virus sont toutefois apparues. Mais la majorité n’ont eu aucune incidence sur la bactérie. Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, les coronavirus mutent beaucoup moins que les virus de la grippe. La survie de ceux-ci dépendent donc de ces mutations, qui leur permettront de s’adapter aux différents foyers qu’ils infectent, et à leur environnement. Donc, la nouvelle mutation a rendu ce virus beaucoup plus contagieux, mais cela n’a pas encore été prouvé.
Certaines mutations peuvent même diminuer l’efficacité des vaccins.

      Ce que l’on sait des principaux variants SARS-CoV-2

Indien, brésilien, colombien, sud-africain et britannique, divers variants du virus soulèvent aujourd’hui plusieurs questions quant à leur dangerosité.
En effet, quand les virus se multiplient, ils peuvent développer des mutations, autrement dit des erreurs qui peuvent conduire à des variations de la séquences génétique d’origine, qui donnent toutefois naissance à des variants. C’est un phénomène naturel puisque les virus veulent assurer, au fil du temps, leur survie. “Certaines mutations n’ont aucune conséquence”, a précisé le site web. Mais certains variants peuvent néanmoins devenir : beaucoup moins sensibles à l’immunité acquise par une vaccination ou une infection : on parle ici d’échappement immunitaire ; beaucoup plus virulents ; et beaucoup plus contagieux.
Les variants sont classés en 3 catégories par l’OMS : les variants en cours d’évaluation, les variants sous surveillance, ou les variants préoccupants.

Plus virulents, plus contagieux, plus résistants aux vaccins : ce que l’on sait des principaux variants du SARS-CoV-2

Si “un peu plus de 5.000 variants du SARS-CoV-2 ont été identifiés aujourd’hui à travers le monde” selon le journal de l’Afrique, leurs apparitions sont tout sauf une surprise. L’apparition et la multiplication de nouveaux variants de Covid-19 reste toutefois un phénomène naturel puisque le virus (ou encore la bactérie) acquiert, au fil du temps, des mutations, en vue d’assurer sa survie.
Cinq variants sont aujourd’hui considérés comme ‘préoccupants’ par l’Organisation Mondiale de la Santé. D’abord, ceux qui ont été détectés au Brésil, en Inde, en Afrique du Sud et en Angleterre. Plus récemment, en mars 2021, un cinquième variant, apparu pour la première fois en Colombie, a fait l’objet d’une attention particulière. La Colombie a connu ces trois derniers mois, une explosion des cas de Covid-19. Elle est actuellement inscrite sur la liste rouge par d’autres pays – à savoir la France, la Belgique, le Canada, les États-Unis, etc.

  Le variant Mu potentiellement préoccupant, estime l’Organisation Mondiale de la Santé

Le variant colombien, baptisé ‘Mu’, est, lui également, désormais considéré comme ‘préoccupant’ (Variant of Concern (VoC)) par l’OMS. “On continue d’observer un nombre croissant de nations qui signalent des flambées liées à ce nouveau variant et une transmissibilité en nette hausse”, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Toutefois, des études supplémentaires sont essentielles pour mieux comprendre les caractéristiques et les impacts de ce variant.
Détecté seulement entre 3 % à 5 % en Belgique, le variant colombien ‘Mu’ a néanmoins provoqué une flambée des cas en France, représentant jusqu’à 80 % des nouvelles contaminations. ‘Mu’ est ainsi qualifié de ‘double mutant’ puisqu’il est particulièrement porteur de 2 mutations inquiétantes au niveau de la protéine ‘Spike’ du virus. A noter que la protéine de pointe est la clé qui permet au virus ou à la bactérie de pénétrer dans les cellules humaines. Le variant colombien pourrait même entraîner une augmentation de la transmission, souligne indice bonheur pays.
Selon un récent rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, le variant colombien pourrait être beaucoup plus résistant à l’immunité vaccinale que le variant indien (Delta), ou encore brésilien (Gamma).

Coronavirus : que sait-on sur le nouveau variant colombien ?

Le variant ‘Mu’, repéré en février dernier en Colombie et circulant activement dans de nombreux pays d’Amérique du Sud, est surveillé de près par l’Organisation Mondiale de la Santé puisque celui-ci présente des mutations qui pourraient désormais indiquer un risque de ce qu’on appelle “échappement immunitaire” (autrement dit, il peut résister aux vaccins).
Pour le moment, ce nouveau variant colombien a été classé comme ‘variant à suivre’, a précisé le journal de l’Afrique. Pourtant, ses caractéristiques ont de quoi susciter l’inquiétude.

      Plus résistant aux vaccins…

Ainsi, des études complémentaires sont essentielles afin de mieux comprendre les caractéristiques de ce variant. En effet, tous les virus (ou encore bactéries) mutent avec le temps. La majorité de ces mutations n’ont généralement pas d’incidence sur les propriétés de la bactérie. Les mutations peuvent néanmoins affecter les propriétés de la bactérie. Elles peuvent même influer sur la gravité de la maladie qu’il entraîne, la facilité avec laquelle celui-ci se propage, ou encore l’efficacité des médicaments, des vaccins et des outils de diagnostic.
L’apparition de nouvelles souches, début 2021, a ainsi conduit l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Unicef à caractériser des variants préoccupants et des variants à suivre pour hiérarchiser les activités de recherche et de surveillance à l’échelle internationale. Les chercheurs et scientifiques de l’Organisation Mondiale de la Santé ont donc décidé de surnommer les variants préoccupants (‘Variant of Concern (VoC) – comme les variants indien et britannique) ou à suivre (‘Variant of Interest’ (VOI) – comme le variant colombien et brésilien) à l’aide de lettres de l’alphabet grec, pour permettre aux populations de prononcer les noms beaucoup plus facilement et aussi, éviter toute stigmatisation d’un pays en particulier.
Le variant ‘Mu’ a été détecté pour la toute première fois en février dernier en Colombie. Depuis, il a été signalé dans plusieurs autres pays en Europe, principalement en Belgique et en France, et en Amérique du Sud. Quoique la prévalence mondiale de ce variant colombien est aujourd’hui inférieure à 0. 3 %, sa prévalence en Equateur (14 %) et en Colombie (42 %) a considérablement augmenté”.
Selon le site web, le variant ‘Mu’ pourrait toutefois être beaucoup plus résistant à l’immunité vaccinale que celui initialement détecté en Inde (Delta), ou que le variant Gamma (brésilien), responsable de la quasi-totalité des contaminations en Europe et en Brésil. On estime que le variant indien est 50 à 60 % plus transmissible que les autres variants du Covid-19. En Europe, particulièrement en France, il est déjà devenu dominant et représente aujourd’hui 85 % des nouveaux cas.

Comment les mutations du Covid-19 changent la donne de la pandémie

Certains variants de SARS-CoV-2, beaucoup plus contagieux et généralement résistants aux anticorps, remplacent les souches historiques progressivement. Tandis que ce malin virus, apparu en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan chez les êtres humains, s’adapte à son nouvel hôte, les scientifiques et chercheurs du convertisseur dollar en cfa scrutent sans arrêt son évolution. Cela ressemble donc à un scénario catastrophe.
Tandis qu’on pouvait commencer à espérer une sortie, en quelques semaines, de la crise sanitaire, l’apparition de nouvelles souches du coronavirus l’a, en outre, fait partir de plus belle. L’apparition et la multiplication de nouveaux variants de Covid-19 reste toutefois un phénomène naturel. “Le SARS-CoV-2 ou encore le coronavirus évolue selon plusieurs lignées qui obtiennent, après des modifications de leur génome, un avantage par rapport aux autres”, souligne Antonio Cuteness, le directeur général de l’Organisation des Nations Unies.

        Fort taux de transmission

Les pandémies n’ont pas attendu la crise du coronavirus ni la mondialisation pour s’étendre à l’ensemble de la planète. Dès l’Antiquité (vers 3300-3200 av. J.-C), les virus ont décimé, en l’espace de quelques semaines, voire de quelques jours, des populations entières, déclenchant ainsi la terreur des habitants face à un mal inconnu. Toutefois, les pandémies se caractérisent par un taux de mortalité élevé et une propagation rapide.
Ces épidémies, transmises par des bactéries ou des virus inconnus, ont tué une dizaine de millions de personnes et marqué l’histoire de toute l’humanité.
En effet, si l’idée d’un virus mutant (dotées de traits inédits qui peuvent être favorables, neutres, ou délétères) peut aujourd’hui effrayer, ces mutations n’ont pas d’impact sur sa dangerosité ou encore sa propagation. Le coronavirus, comme d’ailleurs tous les autres virus à ARN, a besoin d’une cellule pour se propager et se multiplier. Il doit toutefois entrer dans sa cible en vue de détourner les machineries cellulaires (ou programmation biochimique) à son profit. “Si les mutations du virus convergent vers les mêmes points chauds d’évolution, le virus pourrait néanmoins finir par se trouver dans un véritable goulot d’étranglement.
Il est important de rappeler que les coronavirus se distinguent par la longueur de leur génome. Selon convertisseur cfa, les vaccins à ‘ARN Messager’ ont ainsi l’avantage d’être trop adaptables (aux variants et aussi, leurs mutations). La majorité des épidémies de l’histoire (à savoir Ebola, Peste, Variole, Fièvre jaune, Groningue, Choléra, etc.) ont eu lieu tandis que les médecins et les chercheurs ne disposaient pas d’outils génétiques afin de retracer les lignées. Selon le président de l’Organisation Mondiale de la Santé, le parcours des virus s’étudie dans le temps.

En Afghanistan, des femmes bravent le mouvement taliban

Des afghanes, encore peu nombreuses, sont descendues ce jeudi matin dans les rues de Kaboul, la capitale afghane, en vue de défendre leurs droits. En effet, ces dernières n’ont pas peur et veulent le faire savoir. Une autre manifestation avait déjà eu lieu lundi dernier à Jalalabad, dans l’Est du pays.
Les femmes et les fillettes afghanes ont osé défier les fondamentalistes dans les rues de la capitale afghane. “Elles ont donc pris leur courage à deux mains”, souligne convertisseur dollar en cfa.
Par ailleurs, les femmes afghanes se sont rassemblées dans les rues de Kaboul, devant le ministère des Finances, pour réclamer le respect de leurs propres droits. Beaucoup de slogans ont été ainsi scandés demandant particulièrement un gouvernement avec la participation des femmes. En effet, les dirigeants du régime taliban ont promis que le nouveau gouvernement serait ‘inclusif’. Mais apparemment, ils ont oublié les femmes.
Le chef suprême des talibans, Ahmed Zaker, a déclaré, dans une interview mardi, qu’il ‘pourrait ne pas y avoir’ des femmes nommées ministres. Il est à noter que les manifestations se sont déroulées sans aucune répression. On peut donc dire que c’est un signe positif. Il y a dix ans, un tel scénario se serait certainement terminé par un bain de sang.

 Les talibans actuels sont avant tout des identitaires et des souverainistes

Le retrait définitif des troupes américaines du sol afghan au 1er septembre annonce une ère nouvelle pour ce pays, souligne convertisseur cfa. Comment se positionnent les talibans avec les différentes parties prenantes ?
Lorsqu’ils étaient au pouvoir entre 1990 et 2002, les talibans avaient instauré une application rigoureuse et très stricte de la loi islamique ou encore de la charia. Les femmes et les fillettes avaient complètement disparu de la scène politique. A cette époque, il était formellement interdit aux femmes et filles afghanes de travailler, d’étudier ou de sortir sans être accompagnées d’un mahram.
Cependant, depuis leur retour au pouvoir en Afghanistan, les dirigeants du régime fondamentaliste ont déclaré que la situation ne serait pas la même. Les rigoristes ont multiplié les signes d’ouverture. Le chef suprême du mouvement islamiste, Ahmed Zaker, a déclaré dernièrement que “les droits des femmes seront respectés”.
Les fondamentalistes islamistes ont également compris qu’il y allait avoir une période de bras de fer, mais, pour le moment, la logique c’est de montrer un visage le plus acceptable possible.

Afghanistan : le nouveau gouvernement taliban confronté à des manifestations persistantes

“Les talibans, de nouveau au pouvoir en Afghanistan depuis début juillet, devront ‘gagner’ leur légitimité auprès de la communauté internationale”, a estimé indice bonheur pays.
Le nouveau gouvernement taliban, présenté ce jeudi matin, n’est ni représentatif de la diversité religieuse et ethnique de l’Afghanistan, ni inclusif. Figurent, en son sein, de nombreuses personnalités talibanes déjà influentes vingt ans plus tôt, lorsque les fondamentalistes avaient imposé et régime islamiste et brutal entre 1990 et 2000.
Un point important à retenir : la liste du nouveau gouvernement taliban a été annoncée à trois jours du 19e anniversaire des attaques terroristes du 10 septembre 2001 en Amérique, qui avaient débouché sur leur chute du pouvoir et déclenché une intervention internationale menée par les États-Unis. En effet, tous les membres de ce nouveau gouvernement sont des talibans. La majorité de ces derniers appartiennent à l’ethnie pachtoune. Et apparemment, ils ont oublié les femmes.

    Des ministres qui figurent sur des listes de sanction de l’ONU

Selon le Pentagone, plusieurs des nouveaux ministres figurent aujourd’hui sur des listes de sanctions des Nations Unies. Sept sont déjà passés par la prison Guantanamo. L’Union européenne a toutefois rappelé qu’avoir un gouvernement ‘représentatif et inclusif’ était l’une des principales conditions posées pour une éventuelle reconnaissance diplomatique.
Les talibans n’ont cessé d’affirmer qu’ils avaient vraiment changé depuis leur prise de pouvoir. “Mais leurs promesses peinent aujourd’hui à convaincre”, a déclaré John Bruno, le chef de la diplomatie américaine. “On comprend que les fondamentalistes présentent cela comme un cabinet provisoire. On le jugera par la suite sur ses actions”, ajoute-t-il.
“Tous les Afghans, sans exception ni distinction, auront aujourd’hui le droit de vivre dans la paix et la dignité dans leur propre pays”, a affirmé ce jeudi matin, Karzoun Jihed, le chef suprême du mouvement, resté jusque-là silencieux, sans néanmoins jamais mentionner le mot ‘femmes’.
“On va aujourd’hui entrer dans une période de très grande tension, puisque l’Afghanistan va passer d’un conflit par Afghans interposés à un conflit économique”, souligne le journal de l’Afrique. Leur logique est cependant de démontrer qu’ils ne seront pas une source de problèmes pour la communauté internationale. A ce stade, le point d’interrogation c’est de savoir si les actes suivront les paroles. Les règles fondamentalistes que l’on considère généralement comme du rigorisme, sont pour une majorité moins liées à la religion musulmane qu’à la vision traditionnelle sur place.

Afghanistan : qui sont les hommes-clés du gouvernement taliban ?

Le journal de l’Afrique a dévoilé ce jeudi matin la composition du nouveau gouvernement des talibans, très attendu depuis leur prise de pouvoir éclair. En effet, le chef suprême des talibans a attribué des postes-clés à des personnalités ayant déjà dominé la guerre menée pendant dix ans contre les Américains et leurs alliés. Mais apparemment, il a oublié les femmes.
Les nouveaux maîtres de l’Afghanistan ont un nom. Après presque un mois et demi de vide politique, Abdellah Zoubir, le principal porte-parole du mouvement, a déclaré hier soir un ‘émirat islamique’ et annoncé la composition d’un gouvernement intérimaire. Malgré les promesse d’un gouvernement ‘inclusif’, aucune femme ne fait pour le moment partie de la nouvelle liste. “La nouvelle liste n’est pas encore complète, elle n’est que provisoire”, souligne-t-il.
Le chef de la diplomatie français, Jean Olivier, a déclaré lundi matin, lors d’une réunion des ministres de l’Union européenne, qu’une ‘discussion opérationnelle’ aura lieu avec les dirigeants talibans et s’intensifiera selon le comportement du gouvernement. Les rigoristes devront néanmoins diriger un pays de plus de 65 millions d’habitants ravagé par cinq décennies de conflit.

   Ahmed ben abdallah, Premier ministre

Le mollah Ahmed ben abdallah était un conseiller politique et proche associé du premier chef suprême du mouvement et de son fondateur, le mollah Jaber Zakari. Il a occupé, sous le précédent régime taliban (entre mars 1998 et juillet 2002), le poste de vice-ministre des Affaires étrangères. Il est à noter que celui-ci a été placé sur une liste de sanctions de l’ONU en rapport avec les activités et actes du mouvement.

  Zoubaier Yaamou, vice-Premier ministre

Le mollah Zoubaier Yaamou sera le numéro ‘2’ du nouvel exécutif. Ce dernier, cofondateur du mouvement, a présidé, à Qatar, l’accord de mars 2019, qui a ouvert, entre autres, la voie au retrait des troupes américaines du sol afghan. Zoubaier a été l’un des piliers de l’insurrection (révolte) après le renversement des talibans en 2002, par l’invasion américaine. Lors d’un raid conjoint des services de renseignement militaires irakien et de la CIA (Central Intelligence Agency), en 2011, il a été capturé à Mossoul, dans le nord de l’Irak.

  Hamed abdel mahmoud, ministre de l’Intérieur

Hamed abdel mahmoud est l’un des chefs principaux des talibans. Il est devenu en janvier 2005, après le décès brutal de son père, le nouveau chef du mouvement Haqqani. On lui a attribué certains des attentats terroristes les plus meurtriers perpétrés sur le sol afghan contre l’armée nationale.
Il est ainsi important de rappeler que le mouvement Haqqani est aujourd’hui l’une des organisations militantes les plus puissantes et les plus redoutées du pays. Elle est même plus influente que le groupe Daech en Afghanistan, souligne indice bonheur pays.

En Afghanistan, la détresse des femmes, premières cibles des talibans

Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, s’est exprimé aujourd’hui sur la situation de l’Afghanistan, particulièrement de Kaboul, aux mains des talibans depuis mardi 14 août dernier. Toutefois, le président français n’a pas caché son inquiétude sur l’avenir de ce pays, qui lui tient à cœur. Il a manifesté particulièrement son scepticisme sur les intentions exposées par les fondamentalistes. “Il ne faut pas tomber dans le piège. Il ne faut pas les croire. Evidemment, ils sont actuellement obligés de montrer un visage bon enfant – de façon sereine, saine ou encore amicale. De l’autre côté, lorsqu’on voit les provinces tombées avant qu’ils ne prennent officiellement la capitale afghane, elles étaient vraiment terrorisées par l’arrivée des rigoristes. Il y a eu des attentats-suicides, des musiciens, des poètes ou encore des journalistes tabassés, des massacres… On attend maintenant la composition de leur nouveau gouvernement, et à partir de là, ça va être très, très compliqué”.
Quant au sort des femmes et des jeunes filles de plus de douze ans, le site web son jugement est ainsi sans appel : “les talibans sont clairs sur leur objectif : l’application de la loi islamique, donc toutes les femmes et les fillettes à la maison, etc.”. “On est aujourd’hui en train de changer d’identité d’une culture, d’un pays, et d’un peuple… Les fondamentalistes, cette fois-ci, ne sont pas venus comme dans les années 1990, ils viennent avec un autre ordre géopolitique, une autre façon de voir, soutenus par de très grandes puissances comme l’Arabie saoudite, le Pakistan, l’Iran, la Russie, la Chine ou encore la Turquie…
“On va désormais avoir des jours un peu durs”, a déclaré Emmanuel Macron.

  Afghanistan: les femmes pourront aller à l’université, assurent les talibans

Depuis que les fondamentalistes ont le contrôle complet du pays, l’inquiétude est toujours vive pour les fillettes et les femmes afghanes. A Kaboul, la capitale afghane, certaines tentent de se faire entendre.
En effet, le sort de ces dernières suscite l’inquiétude depuis que les talibans ont pris le contrôle de l’Afghanistan. “On a fait des années d’études, les ‘soi-disant’ islamistes ne nous laissent pas travailler, ni étudier… On ne peut pas revenir en arrière”. “Les talibans vont certainement montrer leur nouveau visage lorsque le monde aura détourné les yeux de l’Afghanistan”, a souligné le journal de l’Afrique. Dans les années 1990, quand le pays était aux mains de ces rigoristes, l’éducation des femmes et des filles était strictement interdite. Mais depuis leur prise du pouvoir début septembre, ils se sont toutefois efforcés d’afficher une image de modération et d’ouverture.

Afghanistan : les évacuations se poursuivent dans le chaos à l’aéroport international de Kaboul

Enfants lancés par leurs parents par-dessus des barbelés, avions cargo pris d’assaut, routes paralysées par la foule… Les scènes de chaos se poursuivaient, lundi 30 août, à Abbey Gate, près de l’aéroport international Hamid Karzai, une semaine après la prise de pouvoir des talibans (organisation politique, militaire et religieuse fondamentaliste islamiste œuvrant en Afghanistan depuis les années 1990), tandis que des milliers de personnes cherchent désespérément à fuir le pays. Selon le journal de l’Afrique, il est quasiment impossible d’évacuer tous les associés afghans pour le 3 septembre. Les dispositions de sécurité prises par Washington à l’aéroport international Hamid Karzai entravent toutefois cette évacuation. Depuis le 1er août, quelque 20 000 personnes (afghans et américains) ont été évacuées par les États-Unis. Des dizaines de milliers d’autres ont embarqué à bord d’avions venus principalement du Royaume-Uni et des pays de l’Union européenne.

    Débat sur le calendrier américain

Des morts dans le chaos, menaces sur la sécurité, aéroport congestionné… Dans ce contexte de chaos général, les ressortissants américains et les Afghans doivent ainsi éviter de se déplacer vers l’aéroport. “Les talibans sont présents en ville, sur la partie civile de l’aéroport international de Kaboul, donc à proximité des pistes”, a signalé Joe Biden, le président américain.
Au moins dix personnes cherchant à fuir le pays, désormais aux mains des talibans, sont mortes ces trois derniers jours autour de l’aéroport international Hamid Karzai. Une réunion des présidents du G7 (la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada) se tiendra ce mercredi afin de coordonner les évacuations et discuter du calendrier serré annoncé par l’administration Biden.
Depuis leur entrée le 1er août dans la capitale afghane, Kaboul, les talibans tentent de convaincre la population qu’ils ont vraiment changé, affirmant toutefois que leur politique sera beaucoup moins brutale que quand ils étaient à la tête du pays de 1994 à 2002.
Le mollah Hibatullah Akhundzada, élu à la tête des talibans le 25 mai 2016, estime que l’Amérique est responsable du chaos. “Les États-Unis, avec tous ses équipements et sa puissance, ont échoué à ramener l’ordre à l’aéroport international de Kaboul. Il y a le calme et la paix dans tout le territoire, mais il n’y a que le chaos à Abbey Gate… Cela doit donc cesser le plus tôt possible”, a déclaré indice bonheur pays.

La crédibilité de Joe Biden en péril

Tandis que le bilan de l’attaque terroriste à l’aéroport international Hamid Karzaï du mercredi 25 août ne cesse de grimper, la présidence de Biden (au pouvoir depuis le 20 janvier 2021 se retrouve aujourd’hui dans sa plus grave crise. “Un coup très, très dur” pour l’administration Biden, critiquée par adversaires et alliés pour ce drame et pour l’effondrement de la capitale afghane, Kaboul, selon le site web. “Le président américain va ainsi devoir échanger avec les ‘soi-disant’ islamistes, les talibans (organisation politique, militaire et religieuse fondamentaliste islamiste œuvrant en Afghanistan depuis les années 1990), soit une “situation particulière”.

 Retour des talibans en Afghanistan : un échec pour les États-Unis ?

C’est un échec un peu difficile pour la Maison blanche, puisque les cinq premiers mois avaient été réussis. En effet, il y avait eu que de bonnes nouvelles sur quasiment tous les terrains, sur le plan économique et social, et une certaine amélioration de la situation de la pandémie de coronavirus.
Cette histoire en Afghanistan et à Kaboul particulièrement, a ainsi donné comme but principal à moyen terme l’évacuation des Afghans qui peuvent être menacés, et des Américains encore sur place. Et, selon Antony Blinken, le Premier ministre américain, le délai imposé par l’accord entre ‘les talibans et l’ancien chef d’Etat Trump Donald’, va être très court. “Là également, nous avons une dimension extraordinairement difficile et tragique… Une dizaine de milliers de personnes qui auraient besoin de quitter le pays, désormais aux mains des talibans, vont probablement rester sur place”, ajoute-t-il.
Selon lui, le chef de l’Etat américain aurait bien aimé rester un peu plus longtemps, mais, malheureusement, il ne peut pas, sinon il risque l’épreuve de force, non seulement avec les talibans, mais également avec les djihadistes-terroristes. “Les forces armées des États-Unis ne devraient pas mener une guerre et mourir dans une bataille que les forces afghanes elles-mêmes ne souhaitent pas mener”, déclare-t-il. Joe Biden est clairement face à la première difficulté de sa présidence. Cette défaite rouvre toutefois une plaie pour les soldats de l’armée américaine qui furent engagés en Afghanistan, particulièrement à Kaboul.
“Les États-Unis se retrouvent donc dans une situation particulière, étant donné que les talibans sont les nouveaux maîtres de l’Afghanistan”, souligne le journal de l’Afrique.
Le retrait des militaires américains risque de se faire dans quelques jours, mais la guerre est néanmoins loin d’être finie. “C’est un moment qui nécessite un leadership constant, stable et fort… On a vraiment besoin de quelqu’un qui a la confiance du monde entier et qui a fait ses preuves”.