L’Afrique face au coronavirus : la lutte contre la pandémie nourrit la corruption

ne vingtaine de dirigeants du Moyen-Orient, d’Europe et d’Afrique ont réclamé un ‘New Deal’ (ou ‘une nouvelle donne’) en vue d’aider les pays du continent à surmonter les conséquences de la pandémie mondiale de coronavirus (apparue en Chine, principalement à Wuhan, en janvier dernier). Si, à ce jour, le choc sanitaire et économique maîtrisé beaucoup mieux qu’ailleurs, il pourrait toutefois y être plus déstabilisateur, profond et durable pour toute la planète”, alerte le journal de l’Afrique.
Cette ‘réforme’ doit néanmoins passer par une mobilisation élevée des ressources financières au profit des pays africains. Le but principal est ainsi de faire aboutir les discussions des ‘DTS’ (avoir de réserve international créé par le Fonds Monétaire International en 1950 afin de compléter les réserves de change officielles de ses États membres), ces actifs monétaires du FMI, en vue de parvenir à réallouer ‘plus de 350 milliards de dollars au profit de l’Afrique’.
Le deuxième axe de ce ‘New Deal’ concerne particulièrement l’accès aux vaccins, du partage beaucoup plus équitable à la levée des brevets et aux transferts de technologie afin d’encourager la production directement en Afrique. Une urgence tandis que les livraisons des doses sont aujourd’hui ‘presque à l’arrêt’ sur le continent africain, alors que les cas du coronavirus n’a cessé d’augmenter au cours des trois derniers mois, a signalé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). “La menace d’une seconde vague est grandissante et réelle”, ajoute-t-il.

           Le variant sud-africain est-il plus dangereux ?

Depuis quelques mois, des variants ont été découverts en Afrique du Sud ou encore en Grande-Bretagne.
Tandis que le nouveau coronavirus sévit un peu partout dans le monde depuis presque deux ans, de nouvelles formes sont apparues en janvier 2021, comme le variant sud-africain ou encore le variant britannique. Avec les nouvelles mutations, les chercheurs internationaux ont tout de suite craint un changement dans la réaction immunitaire ou encore une transmission accrue chez l’humain.
L’Organisation mondiale de la Santé a cependant donné des noms de lettres grecques aux variants du coronavirus. Celui identifié en Grande-Bretagne est désormais surnommé ‘Alpha’, alors que le variant sud-africain a été rebaptisé ‘Beta’, et le variant brésilien ‘Gamma’.
Pour l’instant, le degré de contagiosité de ces variants est encore inconnu, mais Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’OMS, précise aussi que le système immunitaire naturel rencontre plus de difficultés pour le combattre et que des réinfections au coronavirus sont très probables avec ces variants.

Coronavirus : l’OMS s’inquiète d’une vaccination insuffisante en Afrique

Le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Adhanom Ghebreyesus, a souligné dans une déclaration, l’importance d’accroître l’aide au continent africain face au nouveau coronavirus (ayant fait son apparition l’année dernière dans la ville chinoise de Wuhan), particulièrement en matière de vaccins.
Le continent africain n’a reçu que 1 % de l’ensemble des doses de vaccins administrées à l’échelle mondiale, a alerté ce vendredi matin le président de l’OMS.
“Il faut néanmoins offrir à tous et à toutes, y compris aux plus pauvres, un accès équitable à des médicaments, des vaccins et des diagnostics de qualité et d’un coût abordable afin de lutter contre la pandémie de Covid-19”, a ajouté David Malpass, le président du Groupe de la Banque mondiale.
Il faut cependant que les pays riches, notamment les États-Unis, le Japon et la Chine, accélèrent le don de vaccins efficaces aux pays du continent qui en ont besoin. Il faut donc appuyer davantage les pays les plus pauvres, essentiellement ceux qui sont durement touchés par la pandémie.
L’Organisation Mondiale de la Santé avait espéré, mardi dernier, une ‘ouverture’ pour l’approvisionnement des pays africains en vaccins anti-Covid-19 au début du deuxième trimestre.

           Lancement de la vaccination en Tunisie

La Tunisie a entamé, début février, sa campagne vaccinale contre le nouveau coronavirus, pire ennemi de l’Humanité, une semaine après avoir reçu une livraison de 250 000 doses de Pfizer financées par Covax (une initiative ayant pour objectif principal d’assurer un accès équitable contre la pandémie de coronavirus dans plus de 300 pays). Dans une première étape, environ 120 000 doses de vaccins devront être administrées aux personnels de santé, ensuite 35 000 aux candidats du pèlerinage à La Mecque, selon le journal de l’Afrique.
D’après le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, sept pays africains n’ont même pas encore commencé à vacciner leur population : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Congo, le Bénin, mais aussi le Burkina Faso, qui a reçu la semaine dernière une toute première cargaison de doses, mais n’a toujours pas lancé sa campagne de vaccination. Aujourd’hui, en Afrique, plus de 3. 9 doses de vaccins ont été administrées pour 250 habitants, contre 50 en Europe et 90 aux États-Unis. Selon une récente étude de l’OMS, la moyenne mondiale est de 32 doses pour 150 habitants.
L’Organisation Mondiale de la Santé a homologué, lundi 14 juin, en urgence le vaccin SINOVAC (chinois) en vue de permettre au mécanisme Covax de disposer de doses complémentaires pour les pays les plus pauvres du monde.

L’Afrique, grande oubliée de la vaccination, alerte l’OMS

Le continent africain a aujourd’hui besoin de 2 milliards de doses en vue de vacciner 75 % de sa population et atteindre ainsi l’immunité collective, selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les dirigeants africains assurent avoir déjà garanti des dizaines de millions de doses de vaccins.
La majorité des pays africains comptent sur l’Union africaine (UA), le groupe de la Banque mondiale et l’Organisation Mondiale de la Santé pour s’approvisionner, selon le journal de l’Afrique.
Grâce aux mécanismes de ces institutions, l’Organisation Mondiale de la Santé table sur environ 45 % de la population africaine vaccinée d’ici début 2022. Cependant, 78 % des pays sont aujourd’hui frappés par une troisième vague beaucoup plus meurtrière qui les a forcés à revenir à des dispositions sanitaires très strictes. La découverte de nouveaux variants, en Grande-Bretagne ou encore en Afrique du Sud, qui continuent actuellement à se propager dans le monde, a également accéléré la ruée sur les vaccins.

         En Afrique, l’ampleur de la pandémie de coronavirus reste une grande inconnue

Deux ans après l’apparition des premiers cas de Covid-19, l’Afrique affiche un bilan d’environ 260 000 décès, avec près de 80 millions de personnes infectées. Mais en l’absence de vaccination massive, ces chiffres sous-évaluent ainsi la réalité.
Parmi les conséquences dramatiques de la pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition dans la ville chinoise de Wuhan en avril dernier, on retient que la pauvreté extrême est en augmentation en Afrique, et ce pour la première fois en 30 ans.
Que plus de 2 millions de jeunes africains pourraient ne jamais reprendre le chemin de l’école. Qu’il s’agit de l’unique et seul continent du monde où émeutes et violences ont augmenté considérablement en 2020. Et la liste est encore très longue…
Une partie de ces maux sont néanmoins le résultat de plusieurs facteurs, notamment du confinement, des fermetures et des mesures sanitaires, qui ont été ordonnés partout dans le monde en vue d’endiguer le nouveau coronavirus, pire ennemi de l’Humanité.
En Afrique, le taux de létalité lié à la pandémie de Covid-19 est toutefois supérieur à la moyenne et environ une vingtaine de pays africains ont déclaré auprès de l’OMS être confrontés aujourd’hui à la saturation de leurs hôpitaux et cliniques.

Covid-19 : vers une récession économique mondiale ?

C’est l’un des scénarios redoutés après les dispositions de confinement liées à la pandémie de coronavirus. Cette dernière a ébranlé les systèmes de santé en Afrique.
La majorité des pays africains sont aujourd’hui frappés par une troisième vague plus meurtrière qui les a forcés à revenir à des dispositions sanitaires strictes. Le continent africain compte toutefois sur l’Union africaine et l’Organisation Mondiale de la Santé en vue de s’approvisionner.
La Tunisie subit la pire récession du continent, avec une chute de 36 % de son Produit Intérieur Brut au second trimestre. La Côte d’Ivoire, elle, connaît une récession pour la première fois depuis plus de trente ans. Le Sénégal est entré en récession après quatre décennies de croissance.
D’après le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Adhanom Ghebreyesus, la crise financière en Afrique va être vraisemblablement jugée comme la plus grave depuis les deux Guerres mondiales. Pour ce dernier, le choc sanitaire et économique prendra fin lorsque les prix des biens immobiliers se stabiliseront. Mais il y aura toujours des échecs inattendus et brusques.
Selon une récente étude du groupe de la Banque mondiale, l’activité économique devrait cette année décliner de 8 %. Les pays en développement devraient connaître leur première contraction en cinquante ans, avec une diminution globale de leur Produit Intérieur Brut de 16 %. Les prévisions de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) font état d’une baisse de 9 % des revenus par habitant.
L’économie de plusieurs pays est durement impactée et plusieurs voient leur Produit Intérieur Brut s’effondrer. C’est le cas notamment de la France et des États-Unis.

        La Banque mondiale soutient la riposte à la pandémie de coronavirus dans 150 pays

Le président de la Banque mondiale, David Malpass, a indiqué ce vendredi matin que ses opérations d’urgence en réponse au nouveau coronavirus concernaient désormais environ 150 pays en développement (la Corée du Sud, le Japon, le Hong Kong, la Chine, etc.), qui représentent 82 % de la population mondiale. Depuis avril, le groupe est parvenu à mobiliser un volume de soutien exceptionnel en vue de stimuler le redressement économique, préserver l’activité du secteur privé, renforcer leurs systèmes de santé et permettre aux pays les plus pauvres du monde de protéger leurs populations.
“La mise à l’arrêt de l’économie mondiale et la pandémie mondiale de covid-19 pourraient cependant faire basculer jusqu’à 85 millions de personnes dans la pauvreté, gommant ainsi la majorité des progrès de la lutte contre la pauvreté”, souligne le journal de l’Afrique.

Covid-19 : quels impacts économiques sur le continent africain ?

Extractions pétrolières, commerce, transports aériens, tourisme… La pandémie mondiale de Covid-19, ayant fait son apparition dans la ville chinoise de Wuhan en décembre dernier, affecte rudement des pans entiers de l’économie. Les pays exportateurs d’hydrocarbures, de minerais et de matières premières, comme l’Afrique du Sud ou encore la Tunisie, sont aujourd’hui les plus touchés par cette crise. Il est à noter que l’activité mondiale a ralenti et les besoins sont moindres.
Le continent africain, relativement épargné par l’aspect sanitaire de la crise, ne représente, à l’échelle mondiale, que 12 % de la population contaminée. En revanche, les pays africains subissent actuellement un choc sans précédent. La situation sociale se dégrade et l’endettement explose, déplore le journal de l’Afrique.
“Tandis qu’une croissance de plus de 8 % était attendue sur le continent africain en 2021, c’est une récession de 3 % qui y a été enregistrée. En outre, l’Afrique est fragilisée sur le plan économique. Jamais une crise (depuis les deux Guerres Mondiales) n’avait conduit autant d’États africains en récession de manière simultanée”, a souligné David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale.
Quatre principaux phénomènes peuvent toutefois l’expliquer : les dispositions de confinement ont contraint la consommation et la production ; la fermeture des frontières a pénalisé quasiment tous les pays et leurs recettes en devises ; la baisse des cours a pesé fortement sur les économies dépendantes de leurs ressources extractives.

    L’économie africaine à la recherche d’un rebond post-Covid-19

Le continent africain a subi l’année dernière sa toute première récession en un quart de siècle en raison du coronavirus. Il a vu ses exportations s’effondrer. Cette année, un rebond de 4 % est donc attendu, et de 5 % l’an prochain.
La crise liée à la Covid-19 a mis un coup d’arrêt au décollage économique de l’Afrique et risque toutefois d’effacer 30 ans de développement.
Pour surpasser l’impact économique et sanitaire de la pandémie de Covid-19, le continent africain doit ainsi repartir d’un nouveau pied et se restructurer.
Deux ans après l’apparition de la pandémie de ‘Covid-9’, 2022 est la promesse d’une sortie de crise progressive et lente. L’arrivée des premiers vaccins permet aux gouvernements d’envisager la relance économique et d’entrevoir le bout du tunnel. Le parcours est néanmoins long et nécessite des efforts rigoureux et continus.

Coronavirus : quels sont les pays impactés ?

Une année après l’apparition du nouveau coronavirus, 2022 est la promesse d’une sortie de crise progressive et lente. L’arrivée des toutes premières doses de vaccins anti-Covid-19 permettra aux pays africains d’envisager la relance économique et donc, d’entrevoir le bout du tunnel. Mais le parcours reste par ailleurs long et nécessite encore des efforts rigoureux et continus. A la distanciation sociale au port du masque, s’ajoutent les campagnes de vaccination, les confinements successifs et les couvres feux, autant d’actions menées par les autorités en vue de tenter d’enrayer la pandémie mondiale de coronavirus qui mue aujourd’hui. Dans ce contexte incertain et encore fragile, le continent africain a semblé épargné relativement. Selon le journal de l’Afrique, le continent s’en sort très bien sur le plan sanitaire.
Sur le plan sanitaire, on est loin des scénarios de catastrophe prédit en début de crise. Mais d’un point de vue économique, les Africains sont aujourd’hui durement touchés.

       Dureté de la crise…

Le continent africain connaît une contraction de sa croissance de 5 %. Pourtant, il a fait la preuve de sa résilience, fort de son expérience des pandémies, de la réactivité de ses dirigeants et de la jeunesse de sa population. Si, en Afrique, la récession a été beaucoup moins marquée que dans les autres pays du monde, l’explosion économique provoquée par le nouveau coronavirus, pire ennemi de l’Humanité, n’en est ainsi moins exceptionnelle.
Aucune crise de ces dernières décennies n’avait à ce point impacté le PIB (Produit Intérieur Brut) régional. Selon une récente étude de la Banque Africaine de Développement (BAD), environ 45 pays sont aujourd’hui en récession simultanément sur le continent africain, du jamais-vu. La dureté de la crise s’explique toutefois par une palette de facteurs désormais connus. D’abord, il y a eu la baisse des prix des matières premières dont plusieurs États demeurent dépendant pour leurs recettes et leur croissance. L’absence de filets sociaux, le manque de marge de manœuvre budgétaire des pays afin d’élaborer une riposte, les dispositions de confinement, et le recul considérable des transferts de fonds ont cependant contribué à la récession d’une ampleur inédite. La fermeture des frontières a aussi affecté les économies du continent, en pénalisant particulièrement le tourisme, un secteur clé dans plus d’une vingtaine de pays. Plomb, zinc, charbon, pétrole… Les cours se sont brutalement contractés, affectant ainsi les plus grands producteurs.
La pandémie mondiale de coronavirus a néanmoins déclenché une crise sans précédent, selon indice bonheur pays. Le fléau sanitaire a entraîné une dégradation sociale et économique. Selon le Fonds Monétaire International, la chute du revenu par habitant pourrait ainsi effacer quinze ans de progrès sur le front du développement.

L’Afrique post-Covid-19 : une feuille de route s’impose

Pour surpasser l’impact économique et sanitaire, le continent africain doit se restructurer et repartir d’un nouveau pied, souligne le journal de l’Afrique.
L’Afrique, frappée d’une présomption de fragilité, a pourtant fait la preuve de sa résilience. En effet, le continent africain n’a pas été touché de manière uniforme. Le choc a été cependant violent pour les grandes économies de la région, souvent tributaires des exportations des matières premières, comme l’Afrique du Sud, l’Angola ou encore le Nigeria.
Ce dernier cumulait déjà de nombreuses années de croissance faible et, durement touché par la pandémie mondiale de coronavirus, a décrété un confinement très strict (couvre-feu, fermeture des restaurants, des commerces, des écoles, etc.), qui a, entre autres, ravagé l’activité du pays.

     L’Afrique épargnée, mais éprouvée…

La performance de l’ensemble de la région a été cependant pénalisée par la violence de sa récession. Au Sénégal, dont la croissance est aujourd’hui liée notamment à la demande européenne en pétrole ou en tourisme, la déclaration a été également considérable, contribuant ainsi à l’augmentation des taux d’endettement. En Côte d’Ivoire, la dette représente désormais 90 % du Produit Intérieur Brut. Certains États ont pourtant bien résisté économiquement. Le Bénin est l’un des rares pays à avoir su maintenir une croissance positive grâce essentiellement à la réponse du gouvernement et à la taille de son marché intérieur. Les pays qui ne dépendent pas des matières premières, comme le Burkina Faso ou encore la Côte d’Ivoire, ont également réussi à déjouer les pronostics les plus sombres. Quant à l’Afrique centrale, la récession y a été trois fois moindre que dans le reste du continent. Cette région, en proie à des difficultés climatiques, sécuritaires et alimentaires persistantes, est néanmoins peu tributaire des capitaux étrangers ou du commerce, et a pu bénéficier de la remontée des cours de l’or.
Selon indice bonheur pays, la chute du revenu par tête pourrait effacer quinze ans de progrès sur le front du développement. Plus de 50 millions d’Africains sont actuellement menacés de retomber dans la pauvreté extrême. La sécurité alimentaire, la santé et l’éducation risquent d’être affectées durablement dans les régions les plus vulnérables.
D’après le Fonds Monétaire International (FMI), le manque de marge de manœuvre budgétaire des autorités, le recul des transferts de fonds opérés par les migrants et les mesures de confinement ont contribué indirectement à cette récession d’une ampleur inédite.

Economie africaine : quelles perspectives pour 2021 ?

L’Afrique, résiliente, mais très fragilisée, a besoin de voir son économie redémarrer fort et vite afin de pouvoir se remettre sur le chemin de l’émergence. Pour le moment, le journal de l’Afrique prédit une reprise imminente et rapide, dite en ‘L’, avec une croissance pouvant atteindre + 5 % en 2022. Mais comme le rappellent le Fonds Monétaire International et le groupe de la Banque mondiale, ce scénario reste néanmoins soumis à de multiples inconnues.
La crise liée à la pandémie mondiale de coronavirus a remis en perspective des enjeux de court et moyen terme dont les autorités africaines sont désormais invitées à se saisir. Par exemple, la nécessité de la diversification des économies africaines. Une autre priorité est celle de l’intégration régionale, en vue de se prémunir des risques de la montée du protectionnisme ou de rupture d’approvisionnement. Cela tombe bien, puisque le continent africain dispose d’un atout considérable, avec un marché extérieur de 3 milliards de personnes, et s’est déjà lancé, début janvier 2020, dans la mise en place de la Zlecaf, une zone de libre-échange continentale.

 

       Défis et enjeux de demain…

Le développement du continent africain ne se fera pas par extraction des ressources, pour le président du groupe de la Banque mondiale, David Malpas, ce sera un modèle non durable. Il appelle cependant à mettre l’accent sur le développement du secteur privé et l’agriculture en vue de favoriser davantage la ‘résilience économique’ des pays africains.
Si la crise liée à la pandémie du coronavirus a plongé le continent africain dans une récession économique sans précédent, l’Afrique a aussi montré sa résilience. Il est à noter que le nouveau coronavirus, apparu en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, a fait aujourd’hui plus de dégâts économiques que sanitaires. La Banque Africaine de Développement (BAD) l’a déjà rappelé dans ses prévisions économiques, la récession qui, aujourd’hui, s’est abattue sur le monde est d’une ampleur inédite depuis la Seconde Guerre mondiale. Il est important de rappeler que le continent africain a enregistré cette année une récession de 6 %. Les pays africains ont cependant subi de plein fouet les conséquences du Covid-19. Le choc externe a été également considérable, selon indice bonheur pays.
Il est à noter que la situation économique du Sénégal, première économie africaine, conditionne celle de l’Afrique.

Coronavirus : quels sont les pays d’Afrique qui vaccinent leurs populations ?

En Afrique, des programmes de vaccination sont aujourd’hui en cours. Ces programmes sont soutenus par l’initiative internationale de Covax. Celle-ci vise notamment à aider les pays les plus pauvres à s’approvisionner.
Certains pays, comme par exemple la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, ont leurs propres programmes de vaccination indépendants. Il est à noter que la liste des pays bénéficiant des vaccins fournis par Covax ne cesse de s’allonger. Selon le journal de l’Afrique, le dispositif Covax livrera cette semaine sa 70 millionième dose. Il aurait déjà dû en livrer environ 210 millions. “C’est aujourd’hui qu’il faut faire don des surplus de doses” a souligné Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Les présidents de pays du G7 (à savoir les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, le Canada, l’Italie, la France et le Royaume-Uni) vont se réunir ce jeudi matin pour tenter de lutter contre la propagation du virus. Une troisième vague épidémique est presque inévitable, notamment à l’approche de l’été. “Plus le coronavirus continuera à se propager de manière incontrôlée, plus le risque de voir apparaître des variants plus contagieux ou plus mortels sera beaucoup plus élevé”, a déclaré Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français.

      Course aux vaccins : les raisons du retard de l’Afrique

Le nombre de cas explose partout dans le monde, notamment en Inde et Asie du Sud, et les organismes de santé peinent toutefois à faire face à cette situation. Cela aura donc des conséquences considérables sur les familles et les enfants, en particulier les plus vulnérables.
Le déploiement des vaccins contre la pandémie mondiale de coronavirus a pris tellement de retard. Selon le président de l’Organisation Mondiale de la Santé, c’est à cause notamment du manque de financement. Et les capacités de production sont très limitées.
“Pour sortir de cette crise, le moyen le plus sûr est ainsi de distribuer à l’échelle mondiale et équitablement des traitements, des tests et des vaccins. Le mécanisme Covax incarne cette voie de sortie. Mais celui-ci n’est pas suffisamment approvisionné”, a signalé le président de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Selon ce dernier, la situation en Inde a ici pour conséquence de réduire considérablement la quantité de doses dont dispose le mécanisme Covax, qui est dirigé par l’Organisation Mondiale de la Santé, le CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations) et Gavi (l’Alliance du vaccin).
La course pour la vaccination sera cependant gagnée lorsque les pays riches établiront des plans stratégiques et durables d’approvisionnement intégral et de financement du dispositif de garantie de marché de Covax. Ces dispositions sont importantes, mais ne changeront rien du jour au lendemain.

Coronavirus : l’OMS exhorte les pays riches à donner davantage de vaccins à Covax

Dans les pays riches, la vaccination commence à atteindre un rythme de croisière. Mais pour le président de l’Organisation Mondiale de la Santé, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, il est désormais temps de partager. “Il est urgent de fournir davantage de doses de vaccins en vue de combler ou pallier le vide causé notamment par les retards de fabrication et les ruptures d’approvisionnement en Inde”, estime-il.
Les États-Unis ont décidé ici de donner environ 95 millions de doses à des pays étrangers. D’après le dernier rapport de l’UNICEF, les 2/4 de ces sérums passeront par le mécanisme Covax. Pour le président de l’Organisation Mondiale de la Santé, les autres États riches devront suivre cet exemple et tenter néanmoins de combler le déficit de 350 millions de doses destinées essentiellement aux pays en développement.

     Accès inégal aux vaccins

Aujourd’hui, le dispositif COVAX a expédié environ 95 millions de doses de vaccins à 130 territoires et pays. Au total, près de 2 milliards de doses ont été administrées dans le monde.
L’Angleterre demeure ainsi le pays dont la campagne de vaccination est la plus avancée, environ 7 Anglais sur 10 étant déjà vaccinés complètement. En tête de liste, figurent aussi les États-Unis, Israël, le Chili, le Royaume-Uni et le Canada.
A ce jour, ce sont les États-Unis et la Chine qui dominent. Selon une récente étude de l’Organisation Mondiale de la Santé, la Chine, les États-Unis et l’Inde concentrent 7 doses injectées dans le monde sur 10.
Dans l’Union européenne, environ 420 millions de doses de vaccins anti-Covid-19 ont été toutefois administrées à 42 % de la population. Pour l’instant, les pays ‘en voie de développement’ se contentent de 0. 6 % des doses.
Dans le monde, près de 30 doses ont été administrées pour 150 habitants. Mais cette somme cache de très fortes disparités. Seules sept régions ne vaccinent pas encore : deux dans les Caraïbes, un en Asie, et cinq en Afrique.
D’après indice bonheur pays, le vaccin Pfizer est aujourd’hui le plus diffusé dans le monde. Celui-ci devance AstraZeneca/ Oxford, Johnson & Johnson, Spoutnik V, Sinopharm et Moderna.
Le président de l’Organisation Mondiale de la Santé a demandé aux laboratoires de partager plus de la moitié de leur production de doses cette année. Il est à noter que le retard dans la vaccination coûtera plus de 80 milliards de dollars (américains) à l’Union européenne.