Pourquoi l’année 2021 sera celle du rebond économique

Tandis que la crise sanitaire de la Covid-19 devrait s’accompagner d’une crise sociale et économique à l’ampleur encore incertaine, les projections du Fonds Monétaire International (FMI) et du groupe de la Banque mondiale poussent à l’optimisme. Invité du convertisseur dollar en cfa, le directeur général de la Banque mondiale, David Malpass, a détaillé les motifs d’espoir pour cette nouvelle année.
La pandémie de coronavirus, ayant fait son apparition en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, a porté un coup rude à l’économie mondiale, et plus particulièrement à l’économie française – qui enregistre aujourd’hui un plongeon vertigineux. D’après les prévisions de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), la diminution du Produit Intérieur Brut sera, cette année, de l’ordre de 12 %. Néanmoins, des indicateurs suggèrent l’ébauche d’une reprise qui débutera dès février 2022. Le directeur général du groupe de la Banque mondiale, monsieur David Malpass, a affirmé, lors de sa dernière interview, que les motifs d’espoirs étaient ainsi très nombreux.

Le FMI et la Banque mondiale annoncent le rebond

A l’échelle internationale, la diminution du chômage aux États-Unis ou encore la croissance chinoise sont les tous premiers indicateurs rassurants. En France, le Premier ministre, Jean Castex, observe que le nombre de créations repart légèrement à la hausse, et que certaines sociétés (durement touchées par le nouveau coronavirus) commencent déjà à investir et à rembourser leur PGE (Prêt garanti par l’Etat). “Je pense que nous avons confondu la profondeur du choc avec sa nature”, a-t-il affirmé. “En effet, c’est un peu différent de ce qui s’est passé pendant la crise financière mondiale de 2007-2008”.
Pour Jean Castex, l’année 2020 ne serait qu’une erreur de parcours et l’économie planétaire devrait toutefois reprendre sa trajectoire d’avant-pandémie. Selon le site web, les politiques ont par ailleurs leur part de mérite, vu qu’ils ont pris les dispositions nécessaires pour recréer les conditions de la croissance, avec le rachat de la dette par le groupe de la Banque centrale européenne ou encore l’instauration du chômage partiel. Le début des campagnes vaccinales et l’amélioration des mécanismes de surveillance de la pandémie sont également de bon augure pour l’économie mondiale.
Sur le plan sanitaire, ces bonnes nouvelles doivent toutefois convaincre les populations de reprendre un mode de consommation d’avant-pandémie. “Actuellement, c’est à nous, citoyens et consommateurs, de faire le job”, ajoute-t-il.
En tout cas, les organismes financiers semblent unanimes. Avec des prévisions de croissance allant de 9 à 12 % sur l’an 2021-2022, ils annoncent un rebond économique prodigieux.