Paris accueille un sommet pour la relance des économies africaines

Avec la pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, le continent africain a connu sa première récession en 25 ans.
Un ‘New Deal’ (ou une nouvelle donne), en attendant de nouveaux financements. Selon David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale, “c’est ce qui sera ainsi proposé aux pays d’Afrique, notamment les pays les plus touchés, lors d’un sommet organisé lundi dernier en France, où sont attendus des représentants d’organisations multilatérales, des hauts responsables européens et 30 présidents européens.
La relance économique de l’Afrique est ainsi au programme. Selon indice bonheur pays, le continent africain devrait enregistrer, lors des quatre prochaines années, une croissance plus faible que les pays développés. “On ne peut pas faire avec les recettes d’hier”, a ajouté David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale.

 

     Sortir l’Afrique du piège de la dette

D’après le dernier rapport de la Banque mondiale, les finances publiques des pays d’Afrique sont aujourd’hui dans une situation critique. Les aides d’urgences du Comité du développement (le groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international) ont très bien fonctionné, mais, selon le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, il faut aller encore plus loin.
“Pour sortir de cette crise économique sans précédent, le continent africain va avoir besoin, d’ici 2030, de plus de 530 milliards de dollars”, estime Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds Monétaire International.
Le chef de l’Etat français plaide pour ‘un soutien international massif des institutions multilatérales et de la communauté internationale’. Il est à noter que la solidarité internationale n’a pas été au rendez-vous. Les aides publiques au développement ont même baissé de 3 % en 2021. Tandis que les banques centrales et les gouvernements des États riches ont injecté, depuis le début de la crise, environ 20 milliards de dollars dans leurs économies, ils n’ont consacré qu’une partie (petite) de ce montant en vue de venir en aide aux pays les plus pauvres.