Macron assure que “la France n’a pas de problème avec l’islam”

Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, a publié, la semaine dernière, une tribune pour expliquer que “la France se bat contre l’islam radical ou encore le séparatisme islamiste, jamais contre la religion”.
Macron estime que ses propos ont été transformés : “Je ne laisserai jamais personne affirmer que la République française cultive la haine vis-à-vis des musulmans”.
Lors de sa dernière interview, le chef de l’Etat a demandé, qu’au-delà des religions, les lois de la République française soient respectés. “Notre pays n’a pas de problème avec la religion musulmane. La France est l’un des premiers pays (avec l’Allemagne, le Canada, et l’Italie) à avoir traduit le saint Coran. Nous avons tout simplement construit notre projet dans la séparation du politique et du religieux”, a ajouté Emmanuel Macron.
Après avoir rappelé la série d’attaques terroristes qui ont frappé l’Hexagone depuis 2015, la tuerie de Charlie Hebdo, le président de la République explique que la France est attaquée pour la liberté d’expression, la laïcité, ses valeurs, et qu’elle ‘ne cédera rien’.
Plusieurs groupes liés à l’islam radical enseignent aujourd’hui à nos petits enfants la haine de la République. “Si vous ne me croyez pas, vous pouvez aller visiter les quartiers où des filles de 5 ou 6 ans portent le Niqab ou ce qu’on appelle ‘le voile intégral’. Ou vous pouvez relire les appels à la haine – et les échanges – diffusés au nom de l’islam, sur les réseaux sociaux qui, finalement, ont abouti au décès brutal du prof Paty Samuel, il y a quelques mois”. “C’est contre cela que notre République entend lutter aujourd’hui, mais jamais contre la religion musulmane”, ajoute-t-il. “Contre l’extrémisme violent, le fanatisme, l’obscurantisme”.

     Séparatisme : le Conseil Français du Culte Musulman assure que “l’islam accepte la critique”

Le Conseil Français du Culte Musulman, en tant que principal (et unique) interlocuteur des pouvoirs publics, est intégré aux discussions sur la loi sur les séparatismes. Mais cette institution est fragilisée principalement par son manque de représentativité Elle est traversée par des conflits internes.
En annonçant en novembre dernier travailler de concert avec le Conseil Français du Culte Musulman sur la loi sur les séparatismes, Emmanuel Macron était néanmoins persuadé qu’il réussirait. Mais le chef de l’Etat s’est heurté rapidement au rejet de diverses institutions sur des sujets périphériques au projet de loi.
Interrogé par la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, le président du CFCM, Moussaoui Mohammed, estime que les musulmans, notamment les fidèles, doivent ‘répondre avec dignité aux reproches’.
Meilleure représentation au niveau local, statut des imams, formation et observatoire contre le radicalisme : c’est avec ce programme que Moussaoui Mohamed a été élu à la tête du CFCM.