L’impact du coronavirus sur l’économie mondiale

Si la production économique de la Chine et des États-Unis devrait stimuler la croissance mondiale et connaître une croissance robuste, plusieurs économies émergentes ne devraient pas retrouver les niveaux de production antérieurs à l’épidémie.
La pandémie mondiale de coronavirus est en effet loin d’être terminée pour la majorité des États où les pressions budgétaires se sont intensifiées et où la vaccination progresse lentement.
Les dispositions de distanciation sociale et de confinement ont entraîné des pertes d’emplois importantes dans les secteurs privés. Le nouveau coronavirus a aussi mis en évidence la vulnérabilité de l’emploi informel (se réfère à toutes les activités économiques exercées par des unités économiques et des travailleurs qui sont insuffisamment couvertes par des mesures formelles), qui constitue aujourd’hui la source principale dans plusieurs pays. “La situation des plus vulnérables est cependant devenue encore plus précaire”, a signalé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Selon le journal de l’Afrique, le commerce des marchandises, soutenu par une très forte demande d’équipements de protection individuelle, d’équipements électroniques et électriques et d’autres produits manufacturés, a déjà dépassé les niveaux antérieurs à la pandémie. Le commerce des services reste par ailleurs très limité par les mesures imposées aux touristes. Tandis que les exportations des pays asiatiques ont considérablement explosé, celles de l’Asie occidentale et du continent africain ont stagné.

     Coronavirus : les femmes, premières victimes de la crise économique

La crise de la pandémie de Covid-19 a touché disproportionnellement les femmes et les filles, qui ont subi des pertes de revenus et d’emplois considérables, contribuant toutefois à l’aggravation des écarts de pauvreté (ou des inégalités) entre les sexes. Ce qui a creusé davantage les écarts en matière de richesse, de revenus et d’éducation. “Cette crise liée à la pandémie mondiale de coronavirus a ainsi infligé plus de dommages aux filles et aux femmes”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il est donc urgent que les gouvernements formulent des politiques beaucoup mieux ciblées, en vue de favoriser une reprise plus inclusive et résiliente après la crise du coronavirus.