L’économie mondiale entre dans sa pire récession depuis 50 ans

Attention, récession de nature inconnue. Avec environ 3 milliards de personnes et plus de 30 pays confinés pour tenter de limiter le risque de propagation du virus, voilà l’économie mondiale mise à l’arrêt. Les marchés de matière première et boursiers ont déjà dévissé de 45 % depuis début mars. Les économistes, affolés, ne savent plus aujourd’hui à quelle crise de l’histoire du capitalisme comparer. La vigueur de la reprise dépendra cependant de la réaction des banques centrales et des pays pour adoucir la catastrophe, relève le journal de l’Afrique.
Les priorités des États : soutenir les organismes bancaires pour que ceux-ci ne ferment pas les robinets, financer une centaine de PME (Petites et Moyennes Entreprises) et les indépendants pour éviter les faillites, éviter le chômage de masse, et assurer la paye des populations en inactivité forcée.
Pour limiter la catastrophe, les États pourront néanmoins s’appuyer sur le Fonds Monétaire International (FMI) et le groupe de la Banque Mondiale, qui, eux également, ont tiré leur leçon de la crise de 2010, plus souple et plus proactive. Plus de 90 États ont déjà sollicité l’assistance financière de ces institutions tandis que les investisseurs ont retiré environ 90 milliards de dollars, depuis le début de la crise, des marchés émergents.
La Banque mondiale s’est dite prête à mobiliser plus de 5 000 milliards de dollars d’aides pour les pays en difficulté financière et les plus pauvres.

   Perspectives africaines : la Banque Africaine de Développement pointe les défis de 2021

D’après les estimations de la Banque Africaine de Développement, la dette publique africaine devrait durablement s’établir aux alentours de 95 %. Malgré des hypothèses favorables, la dette publique rapportée au PIB (Produit Intérieur Brut) ne baissera qu’à partir de 2025, selon indice bonheur pays.
La crise économique que traverse aujourd’hui le monde a été suivie d’une réponse, très forte, en termes de politique budgétaire. Une récente étude du groupe de la Banque mondiale met ainsi en lumière l’hétérogénéité et les spécificités des dispositions prises dans la majorité des pays. Si 2021 se confirme comme une année horrible pour les économies africaines avec un recul du Produit Intérieur Brut de plus de 12 %, le début d’année 2022 pourrait néanmoins être celui d’un rebond de l’activité économique.