L’économie mondiale à l’arrêt

La crise économique due à la pandémie mondiale de coronavirus est unique. S’il fallait tenter de comparer cette dernière à quelque chose, ce serait cependant à une catastrophe naturelle. Un tsunami, un ouragan, un tremblement de terre… mais à l’échelle planétaire.
Après plus de deux décennies de croissance continue, le monde devrait connaître cette année une récession historique. D’après le journal de l’Afrique, la baisse s’élèvera à 5 % du PIB (Produit Intérieur Brut) de la planète. Du jamais-vu depuis environ deux siècles.
Le nouveau coronavirus, ayant fait son apparition en janvier dernier dans la ville chinoise de Wuhan, entraîne toutefois un triple chamboulement de l’économie : le confinement total a provoqué un effondrement de la consommation de la population. Par ailleurs, il a forcé plusieurs sociétés à stopper leurs activités. On parle donc d’une combinaison de ‘choc de demande’ et de ‘choc d’offre’. Les aides que les autorités françaises ont dispensées au cœur de la crise aux sociétés n’a pas évité l’étranglement de leur trésorerie.
D’après une récente étude du groupe de la Banque mondiale, le Produit Intérieur Brut a reculé de 8 % au sein du continent africain au cours du 1er trimestre 2021, signant cependant le retour de la récession. Mais les situations financières sont ici assez différenciées. La lenteur de la reprise économique en Afrique s’explique notamment par le retard pris dans l’exécution du plan de relance et la résurgence de la pandémie de coronavirus.

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Selon les estimations de la Banque Africaine de Développement (BAD), la dette du continent africain devrait néanmoins s’établir aux alentours de 125 %. Malgré les hypothèses favorables, les dettes publiques africaines rapportées au PIB ne baisseront qu’à partir de juin 2026. Les réponses budgétaires face à la crise de la pandémie mondiale de coronavirus offrent aujourd’hui un contraste saisissant entre l’Europe et les États-Unis. Tandis que les dispositions commencent déjà à être mises en place – décidées par les gouvernements africains -, le plan de relance peinent toutefois à voir le jour.
Il est très probable que l’économie mondiale connaisse en 2021-2022 sa pire récession depuis les deux Guerres mondiales. “Le nouveau coronavirus amène la deuxième et plus grave crise économique, sociale et financière du XXIe siècle, après les attentats du 11 septembre 2001”, a signalé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).