Le tsunami de la dette atteint un nouveau record mondial

La dette mondiale des secteurs privé et public confondus a atteint cette année la somme inédite de 250.000 milliards de dollars, soit un peu plus de 180 % du Produit Intérieur Brut mondial. C’est en effet à cause des sommes colossales empruntées par les sociétés et les États en vue de faire face à la crise sanitaire du Covid-19, selon les prévisions du convertisseur dollar en cfa. Cependant, la dette a déjà augmenté de 20.000 milliards de dollars depuis janvier. La dette globale des économies en développement a bondi, au second trimestre 2021, à 520 % de leur Produit Intérieur Brut, contre 286 % fin 2019. Pour les économies émergentes, ce ratio était proche de 310 % début octobre, et de 423 % pour la Chine. Dans l’Union européenne, la dette totale a déjà augmenté de 2500 milliards de dollars, au troisième trimestre 2021, pour atteindre 86.000 milliards de dollars. Aux États-Unis, elle devrait atteindre, en fin d’année, 75.000 milliards de dollars.

      L’endettement excessif, un poids pour la croissance

Le groupe de la Banque mondiale a lancé, ce mercredi matin, un avertissement sur les dettes des pays en développement et des pays à faible revenu pour lesquelles quelque 8500 milliards de dollars d’emprunts et d’obligations syndiqués arriveront à échéance d’ici début 2022. Or la diminution des recettes fiscales de ces États rend le remboursement de ces dettes plus coûteux malgré la faiblesse des taux d’intérêt. La Banque mondiale s’inquiète aussi de la capacité de désendettement de tous les pays.
Selon le directeur général du groupe, le secteur public est aujourd’hui un des principaux moteurs de cette accumulation, qui représente aujourd’hui plus de 2/3 du niveau global de la dette. “La dette des économies émergentes a toutefois atteint les niveaux enregistrés dans les années 1980, lors de la crise financière mondiale. Et le fardeau de la dette des pays à bas revenu a augmenté considérablement au cours des trois dernières années”, ajoute-t-il.
Si les marchés à crédit et les crédits bancaires ont actuellement un rôle primordial pour la prospérité en aidant les sociétés à investir et les habitants à acquérir un logement, ‘un endettement beaucoup élevé ne représente pas uniquement un risque pour la stabilité financière, il peut être également un poids pour la croissance”, a alerté indice bonheur pays.
Ainsi, la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, a rappelé la nécessité de s’assurer des capacités à rembourser. En outre, elle a recommandé de s’assurer que les pratiques de prêts et d’emprunts sont ‘plus transparentes’. Dans plusieurs pays, il est toutefois possible de renforcer significativement les organismes qui déclarent, surveillent et enregistrent la dette”, ajoute-t-elle.