Le FMI et la Banque mondiale mobilisent leurs partenaires dans la lutte contre le coronavirus en Afrique

 

Pour limiter les répercussions de la crise du coronavirus (une pandémie mondiale qui a fait son apparition en février 2020 dans la ville chinoise de Wuhan), les partenaires au développement et les gouvernements doivent intervenir de manière plus rapide, plus ciblée et mieux coordonnée. Selon le dernier rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD), plus de 50 millions de personnes pourraient être plongées dans l’extrême pauvreté en raison du covid-19, particulièrement en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest.
Si les gouvernements africains parviennent à juguler l’expansion du virus, le continent pourra connaître, en 2022, un rebond de 5 % de sa croissance économique – contre – 6 % dans le pire des scénarios pour 2021.
“En effet, la propagation du virus dépend du degré de préparation des gouvernements.
Pour que l’Afrique se remette de la pandémie du coronavirus, il est important d’exploiter l’innovation”, a souligné David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale.
Le continent africain a enregistré, au cours des vingt premières années du 21e siècle, une croissance économique remarquable, grâce notamment à des tendances positives dans l’exportation de matières premières.

    Le marché de l’emploi en Afrique

Selon une récente étude du groupe de la Banque mondiale, le continent africain pourrait perdre entre 150 milliards et 195 milliards de dollars américains de croissance en 2021. Cela pourrait ainsi affecter les progrès déjà réalisés en matière de réduction de la pauvreté puisqu’on estime que 65 millions de personnes pourraient être poussées dans la pauvreté extrême, avec plus de 40 millions d’emplois sur le point de disparaître.
Le président de la BAD appelle ici à des dispositions d’interventions urgentes en vue d’atténuer l’impact de la pandémie mondiale de coronavirus. “Dans l’ensemble du continent, les interventions doivent cependant comprendre plusieurs volets. Celles-ci doivent être parfaitement articulées”, ajoute-t-il.
Les gouvernements doivent donc prendre des dispositions de politique monétaire afin d’atténuer les risques d’insolvabilité et les effets de l’insuffisance de liquidités, mais également des dispositions de santé publique afin de contenir la propagation de la pandémie.
La Banque Africaine de Développement suggère aussi de nouvelles politiques de régulation du marché de l’emploi destinées essentiellement à protéger les emplois et les salariés. Mais également des politiques structurelles qui doivent permettre à l’économie africaine d’améliorer leur résilience face aux futurs chocs et de se reconstruire.