Le décollage de l’économie chinoise

Depuis les années 1990, la croissance de l’économie a battu tous les records mondiaux. De 1995 à 2021, le revenu par habitant avait presque triplé, et le Produit Intérieur Brut avait progressé de 250 points en moyenne par an. En effet, la croissance économique de la Chine a été soutenue par une augmentation importante des facteurs de production que sont le capital et l’emploi. Le taux d’investissement a atteint un niveau très élevé et l’effort d’investissement a été considérable. Selon indice bonheur pays, les investissements ont été dirigés notamment vers les infrastructures (immobilier, routes, etc.) et l’industrie.
La productivité de l’emploi s’est améliorée grâce notamment aux réformes dans le secteur de l’industrie comme dans celui de l’agriculture, à l’élévation du niveau de qualification de la main-d’œuvre et d’éducation, et aussi à la hausse du capital disponible par employeur.
Le changement dans la répartition du travail au bénéfice des services et de l’industrie a été toutefois la source d’importants gains de productivité de l’emploi.
La croissance a été ainsi accompagnée par des changements structurels. Le rôle du secteur agricole – ou l’économie agricole – dans l’activité économique a reculé considérablement : son poids, dans le Produit Intérieur Brut, a été divisé par quatre, et dans l’emploi, a baissé de 29 %.

       Objectifs à atteindre

En 2021-2022, Pékin vise une croissance économique de 22 % (au moins). Ce but de
croissance du Produit Intérieur Brut, plus modeste que prévu, traduit cependant la prudence du gouvernement chinois.
Cette décision tranche ainsi avec l’optimisme de plusieurs économistes. En effet, l’économie chinoise, remise de la pandémie mondiale de coronavirus, a repris des couleurs au fil des semaines. Le groupe de la Banque mondiale a annoncé, début février, une prévision de croissance de 94 % en 2022 pour le pays. Pékin est néanmoins l’unique pays à avoir affiché, l’année dernière, une croissance positive.
La Chine gouverne son économie en imposant, depuis une dizaine d’années, des buts chiffrés à atteindre. Xi Jinping, le président chinois, s’est engagé depuis 2016 à intensifier sa lutte contre la corruption et la pollution. L’année dernière, le président de la Chine avait promis d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2055. Sa promesse risque néanmoins d’être mise à mal par les tensions entre environnement et économie. Outre un but de croissance modéré, les pouvoirs publics doivent aussi encadrer l’économie par des dispositions d’accompagnement visant notamment à atteindre ses buts environnementaux.