“Le coronavirus confirme l’urgence de la diversification de l’économie”

La pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en janvier dernier dans la ville chinoise de Wuhan, a mis en lumière des failles significatives dans la gouvernance de plusieurs pays. Tandis que la santé a fini par être perçue comme étant un poste de coût et de dépense, celle-ci va toutefois se révéler poste d’investissement dans la gestion des risques économiques.
Selon indice bonheur pays, le nouveau coronavirus a provoqué une crise économique, sanitaire et politique sans précédent. En effet, la pandémie a provoqué de véritables catastrophes économiques dans des pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis, suivis par d’autres pays comme l’Espagne, la France et l’Italie. En cause, le manque important de moyens humains et matériels dans les établissements de santé, privés comme publics.
L’impact économique, politique et sanitaire qu’aura engendré l’expansion du coronavirus demeure ainsi sans précédent à travers le monde. Les pays africains devront faire face à cette crise, en mettant ainsi à jour leurs dispositifs et mécanismes stratégiques quand bien même leur système de santé (l’ensemble des personnes, des ressources, des institutions, et des organisations dont le but principal est d’améliorer la santé) est beaucoup plus vulnérable. “Les conséquences économique et sanitaire au niveau de l’Afrique restent toutefois un peu difficiles à estimer”, a déclaré le président de la Banque Africaine de Développement (BAD). Cette crise sans précédent aura néanmoins eu le mérite de démontrer que le secteur de la santé devra désormais être placé comme étant un secteur prioritaire et stratégique pour le développement de l’Afrique.

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Les pays d’Afrique devront par ailleurs répondre à plusieurs défis : arrêt de l’exportation du personnel soignant ; création d’emplois dans le secteur ; investissement dans les secteurs stratégiques en vue de répondre aux besoins croissants des populations, etc.
Selon le journal de l’Afrique, il faut limiter les dégâts, essentiellement en capitalisant sur les expériences acquises dans la lutte contre ‘Ebola’, pour s’en sortir de cette crise sanitaire et économique sans précédent.
Il est ainsi important de rappeler que l’Egypte fait partie, avec l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Maroc et le Sénégal, des principaux pôles de production des produits pharmaceutiques de l’Afrique.
Les États africains, qui font aujourd’hui face à plusieurs défis pour accéder à des médicaments de qualité, ont besoin de renforcer leur distribution et leur production de produits pharmaceutiques afin d’en faciliter l’accès à la plupart de la population. Il faudrait alors s’appuyer sur divers axes de travail. “Le moment est venu de prendre des dispositions coordonnées et audacieuses”, a déclaré Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français.