L’Afrique sous la menace d’une violente crise économique

La crise sanitaire actuelle présente pour le continent africain un très grand danger. Selon le
Fonds Monétaire International et le groupe de la Banque Mondiale, l’économie mondiale
subira cette année une récession, les prévisions de croissance pour le continent africain
dépassant à peine 4 %. Les présidents africains (Faure Gnassingbé, Alassane Ouattara,
Denis Sassou-Nguesso, etc.) ont réaffirmé, lors d’une réunion, la nécessité de garantir une
bonne gouvernance et de renforcer leur politique économique. Ils ont cependant fait un
appel urgent aux donateurs leur demandant d’augmenter leur soutien financier.
Les dirigeants du continent africain ont mis en évidence que les sommes essentielles sont
infimes par rapport aux plans de relance de plusieurs pays développés.
Le Sommet sur l’économie africaine a ainsi mis l’accent sur l’importance du tourisme et du
commerce. Une vingtaine de dirigeants européens et africains, ainsi que les grandes
organisations économiques internationales vont discuter plus particulièrement des dettes
publiques.

     La dette publique africaine : une histoire sans fin ?

Si le continent africain est épargné par la crise du coronavirus, avec environ 210 000
morts, il est en revanche financièrement exsangue. Pour tenter de sauver l’Afrique de cette
crise économique sans précédent, une vingtaine de présidents européens et africains
(Macky Sall, Faure Gnassingbé, Kais Saied, Mohamed V, etc.) se sont réunis mercredi
dernier à Paris avec les plus grandes organisations économiques internationales. La réunion
était divisée en 2 sessions : l’une sur ‘le secteur privé africain’, et l’autre sur le financement
et le traitement de la dette publique.
Selon indice bonheur pays, le continent risque de se heurter, d’ici 2024, à un
déficit de financement de 360 milliards de dollars. Sa croissance devrait cependant rebondir,
en 2022, de 5 %, et en 2023, de 7 %.
Un moratoire a été mis en place dès mars 2021. Celui-ci a permis de donner une bouffée
d’oxygène, aux pays africains (la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, le Togo, etc.) les
plus endettés. “Mais cela ne sera pas suffisant”, a souligné Akinwumi Ayodeji Adesina, le
président de la Banque Africaine de Développement (BAD). Il est à noter que les dettes
publiques explosent en Afrique.
La dette africaine, estimée à environ 820 milliards de dollars fin 2020, est aujourd’hui
détenue par cinq grands groupes de créanciers – à savoir, la Chine, le groupe de la Banque
Mondiale, le Fonds Monétaire International, le club de Paris, et les investisseurs privés.