L’Afrique face au coronavirus : la lutte contre la pandémie nourrit la corruption

ne vingtaine de dirigeants du Moyen-Orient, d’Europe et d’Afrique ont réclamé un ‘New Deal’ (ou ‘une nouvelle donne’) en vue d’aider les pays du continent à surmonter les conséquences de la pandémie mondiale de coronavirus (apparue en Chine, principalement à Wuhan, en janvier dernier). Si, à ce jour, le choc sanitaire et économique maîtrisé beaucoup mieux qu’ailleurs, il pourrait toutefois y être plus déstabilisateur, profond et durable pour toute la planète”, alerte le journal de l’Afrique.
Cette ‘réforme’ doit néanmoins passer par une mobilisation élevée des ressources financières au profit des pays africains. Le but principal est ainsi de faire aboutir les discussions des ‘DTS’ (avoir de réserve international créé par le Fonds Monétaire International en 1950 afin de compléter les réserves de change officielles de ses États membres), ces actifs monétaires du FMI, en vue de parvenir à réallouer ‘plus de 350 milliards de dollars au profit de l’Afrique’.
Le deuxième axe de ce ‘New Deal’ concerne particulièrement l’accès aux vaccins, du partage beaucoup plus équitable à la levée des brevets et aux transferts de technologie afin d’encourager la production directement en Afrique. Une urgence tandis que les livraisons des doses sont aujourd’hui ‘presque à l’arrêt’ sur le continent africain, alors que les cas du coronavirus n’a cessé d’augmenter au cours des trois derniers mois, a signalé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). “La menace d’une seconde vague est grandissante et réelle”, ajoute-t-il.

           Le variant sud-africain est-il plus dangereux ?

Depuis quelques mois, des variants ont été découverts en Afrique du Sud ou encore en Grande-Bretagne.
Tandis que le nouveau coronavirus sévit un peu partout dans le monde depuis presque deux ans, de nouvelles formes sont apparues en janvier 2021, comme le variant sud-africain ou encore le variant britannique. Avec les nouvelles mutations, les chercheurs internationaux ont tout de suite craint un changement dans la réaction immunitaire ou encore une transmission accrue chez l’humain.
L’Organisation mondiale de la Santé a cependant donné des noms de lettres grecques aux variants du coronavirus. Celui identifié en Grande-Bretagne est désormais surnommé ‘Alpha’, alors que le variant sud-africain a été rebaptisé ‘Beta’, et le variant brésilien ‘Gamma’.
Pour l’instant, le degré de contagiosité de ces variants est encore inconnu, mais Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’OMS, précise aussi que le système immunitaire naturel rencontre plus de difficultés pour le combattre et que des réinfections au coronavirus sont très probables avec ces variants.