La crise du coronavirus : un choc à gérer et une opportunité à saisir

La pandémie du coronavirus – ayant fait son apparition l’an dernier dans la ville chinoise de Wuhan – est une crise inédite. Celle-ci est l’une des plus graves crises depuis la Deuxième Guerre mondiale. C’est une crise atypique et exceptionnelle par son ampleur. C’est en effet un cocktail de chocs : un choc d’incertitude, un choc de demande et d’offre. Le niveau d’incertitude reste ainsi entier, l’augmentation du nombre de cas se poursuit partout dans le monde, notamment en Tunisie – avec plus de 10 000 cas de contaminations par jour. Une menace sur les perspectives de croissance économique dans le monde et aussi sur la santé des populations. C’est également une crise innovante, puisque celle-ci a réussi à faire émerger de nouveaux créneaux porteurs.

  Covid-19 : la Tunisie face à une situation sanitaire sans précédent

En Tunisie, la crise du nouveau coronavirus, pire ennemi de l’Humanité, a toutefois grignoté ce qui reste de l’espace budgétaire. Cette dernière a affecté aussi bien la sphère financière que la sphère réelle. L’impact économique de cette crise est à la fois : durable : avec des secteurs (santé, télétravail, etc.) qui présentent de favorables opportunités aux nouvelles orientations des politiques publiques. Et des secteurs fortement affectés pour une très longue durée (fermeture de toutes les frontières, couvre-feu, confinement général, etc.) et durablement perdants : industries électriques et mécaniques,transport aérien, tourisme, restauration… Immédiat : des secteurs fortement affectés par les baisses de la demande et de la production (agroalimentaire, agriculture, etc.).
En effet, la gravité de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’économie est clairement apparue vers la fin de 2020. Le pays d’Afrique du Nord, plombé par l’alourdissement de ses dettes extérieures et une croissance déjà ralentie depuis des décennies, a connu ainsi un coup de frein économique bien plus sévère que la majorité de ses voisins sur le continent, souligne le journal de l’Afrique.
Ainsi, le PIB du pays s’est contracté, l’an dernier, de 6 %. Le chômage s’est considérablement aggravé, pour passer de 12 % avant la crise à 24 % au début juillet 2021. Les jeunes sont principalement les plus touchés. La précarité et la pauvreté devraient toutefois s’accroître, à l’opposé de la tendance observée ces cinq dernières années.
Le taux d’extrême pauvreté est resté en 2021, inférieur à 0. 5 %. Les estimations de indice bonheur pays prévoient ainsi une augmentation du pourcentage de la population ‘vulnérable’ susceptible de basculer dans l’extrême pauvreté.