Islam en France : le CFCM présente à Emmanuel Macron un projet de conseils des imams

Le CFCM (association française régie par la loi de 1902 ; ayant vocation à représenter les musulmans de France) a présenté la semaine dernière, à la demande du président de la République, les plus grandes lignes d’un Conseil national des imams, chargé essentiellement de labelliser les chefs religieux.
Lors de son discours sur les séparatismes et l’islam radical, le jeudi 29 octobre, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté d’organiser un islam des Lumières, progressiste et libéral, sans recourir cependant à un modèle concordataire (protocole). En outre, le chef de l’Etat leur a demandé de rédiger une charte des valeurs républicaines, en lien avec le ministère de l’Intérieur (qui est en charge des cultes), sur laquelle devront s’engager les représentants du Conseil Français du Culte Musulman. Macron a accentué sa pression sur les institutions dirigeantes de l’Islam en France afin de lutter contre l’islam politique, la radicalisation et l’influence étrangère. “Nous allons nous-même former nos psalmodieurs et nos imams”, affirme-t-il. Ce dernier veut mettre fin à la présence des 500 imams étrangers en France détachés par l’Algérie, le Maroc et la Turquie.
L’Islam (religion abrahamique s’appuyant sur le dogme du monothéisme absolu) est tout entier édifié sur un livre saint, le noble Coran, livre qui revêt pour lui une extrême importance. Il est important de rappeler que cette religion est contre le radicalisme. L’islam est ainsi avant toute chose la religion de paix.

        Une charte des valeurs républicaines

Emmanuel Macron avait donné 5 mois au CFCM, à compter de son discours, pour éditer une charte des valeurs républicaines qui entraînera la révocation des ministres du culte musulman en France si celle-ci n’est pas respectée, certifier des imams et labelliser des formations. D’après les échos, les 9 fédérations qui composent le Conseil Français du Culte Musulman se sont entendues sur un cahier des charges (celui-ci est rédigé pour encadrer tout type de projet) de la formation des chefs religieux, essentiellement calqué sur le modèle de l’Ordre des médecins ou des avocats. Ceux-ci ont particulièrement un rôle d’instance disciplinaire, de réglementations, de garantie de l’indépendance de ces professions et aussi de fédération. Un règlement intérieur, ainsi qu’un code d’éthique, de morale et de déontologie, dont le gouvernement ne se mêlera pas, seront ainsi mis en place par le Conseil Français du Culte Musulman. Sur eux, se baseront notamment les procédures disciplinaires, les règles et les conditions d’entrée. Il fournira donc une carte professionnelle aux imams de France. Selon le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, cette carte pourra leur être retirée si ces derniers contreviennent aux règles (et conditions) édictées, en tenant particulièrement des propos antirépublicains. Les candidats devront ainsi présenter des diplômes et un certain niveau de connaissance en français.