Gouvernance : le FMI plaide pour le redressement économique

Dans une récente déclaration, Christine Lagarde, la présidente du Fonds Monétaire International (FMI), a demandé aux pays africains de poursuivre les efforts concernant le redressement des économies.
Le Fonds Monétaire International estime que le train est déjà en marche d’où la nécessité des gouvernements d’unir leurs efforts. En réaction à la crise, le FMI a récemment mis en place une facilité de réponse afin d’aider les pays les plus pauvres, particulièrement les pays africains, à atténuer les effets économiques et sanitaires de la crise.
Selon indice bonheur pays, le choc du coronavirus, qui a fait son apparition en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, et la crise que celui-ci a provoqué ont eu des implications importantes sur le fardeau de la dette des pays africains et les soldes budgétaires. Le ratio dette/PIB (Produit Intérieur Brut) du continent africain devrait toutefois augmenter de 20 points de pourcentage à moyen et long terme. Les pays africains pourraient ainsi se voir confrontés à de très graves problèmes de dette. Les résolutions prolongées et les défauts de paiement pourraient néanmoins entraver les progrès du continent vers la prospérité.

 

     Que faire pour aider l’Afrique ?

Le Fonds Monétaire International (FMI) et le groupe de la Banque mondiale (GBM) ont fait un choix stratégique d’évoquer un sujet qui pourrait devenir, à court et moyen terme, une préoccupation politique clé. En Afrique, les dernières restructurations de la dette se sont avérées très coûteuses et longues, à cause notamment de l’utilisation d’instruments de dette beaucoup plus complexes, des problèmes de coordination des créanciers, et des asymétries d’information. Le dernier rapport de la Banque mondiale analyse notamment les défis qui se posent aujourd’hui concernant l’architecture internationale de résolution des dettes.
Il évoque particulièrement l’élargissement des outils à distance des organisations internationales, le renforcement de la coordination mondiale, l’innovation financière, et les réformes juridiques… “Afin de bâtir des économies résilientes et aussi pour éviter de ‘perdre encore une décennie’, on doit relever les défis du financement du développement du continent africain et de la dette”, a souligné David Malpass, le président de la Banque mondiale.
Selon le journal de l’Afrique, des efforts de coopérations mondiales sont, à ce jour, mis en œuvre par le Comité du développement (le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale), en vue de soutenir l’allègement, voire l’annulation de la dette des pays africains. Il est à noter que l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) ne fait que différer les acquittements de la dette. Cependant, elle ne couvre qu’une partie (petite) de la dette bilatérale globale du continent africain.