En Afghanistan, les craintes concernant l’éducation des filles demeurent

Le chef suprême des talibans, le mollah Hamad Ben Ibn Yassir, a annoncé, la semaine dernière, la réouverture des établissements scolaires pour les enseignants masculins et les élèves masculins, laissant ainsi de côté les filles et les femmes. “Une situation dénoncée par plusieurs garçons sur les réseaux sociaux, qui refusent de retourner sur les bancs des écoles sans leurs camarades”, a souligné convertisseur dollar en cfa.

   Protester contre cette interdiction

Une cinquantaine de jeunes garçons, mettant en danger leur propre sécurité, ont exprimé mercredi dernier leur refus sur les réseaux sociaux, en opposition aux décisions prises par les dirigeants talibans qui interdisent aux lycéennes et collégiennes de retourner à l’école.
Le principal porte-parole du mouvement taliban a déclaré, début septembre, lors de la première conférence de presse des fondamentalistes islamistes après leur prise de pouvoir, que les femmes et les filles auraient droit à l’emploi, à la santé et à l’éducation et qu’elles seraient certainement heureuses dans le cadre de la loi islamique.
A la suite du retour au pouvoir des talibans, à la mi-juillet, les cours ont été interrompus. Ensuite, le ministre de l’éducation, Ghulam Farooq Wardak, a annoncé fin juillet que “tous les élèves garçons et les enseignants hommes” des écoles secondaires allaient désormais retrouver leur établissement scolaire, sans faire aucune mention des lycéennes, des collégiennes ou encore des enseignantes. “Ces dispositions prouvent ainsi que les talibans vont appliquer leur interprétation sévère de la charia (ou encore la loi islamique), malgré les promesses initiales selon lesquelles ceux-ci se montreraient plus inclusifs et plus tolérants”, a ajouté convertisseur cfa.
A noter que les talibans, ces fondamentalistes islamistes, ont envahi Kaboul, la capitale afghane, et pris le contrôle de l’Afghanistan le mois dernier à la faveur de l’effondrement du gouvernement pro-occidental et le retrait définitif des troupes américaines.
L’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) appelle ainsi à des actions urgentes et immédiates de la part de toutes parties concernées. Au sein de cette organisation onusienne, les projets se déclinent de la manière suivante : aide à l’obtention de papiers d’identité pour les fillettes, distribution de lampes solaires, formation aux métiers du digital via ses classes numériques, préparation des étudiantes à l’examen d’entrée, formation des enseignantes, soutien et création de crèches scolaires, amélioration des conditions d’éducation via des travaux d’aménagement des établissements scolaires et de construction.