En Afghanistan, la détresse des femmes, premières cibles des talibans

Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, s’est exprimé aujourd’hui sur la situation de l’Afghanistan, particulièrement de Kaboul, aux mains des talibans depuis mardi 14 août dernier. Toutefois, le président français n’a pas caché son inquiétude sur l’avenir de ce pays, qui lui tient à cœur. Il a manifesté particulièrement son scepticisme sur les intentions exposées par les fondamentalistes. “Il ne faut pas tomber dans le piège. Il ne faut pas les croire. Evidemment, ils sont actuellement obligés de montrer un visage bon enfant – de façon sereine, saine ou encore amicale. De l’autre côté, lorsqu’on voit les provinces tombées avant qu’ils ne prennent officiellement la capitale afghane, elles étaient vraiment terrorisées par l’arrivée des rigoristes. Il y a eu des attentats-suicides, des musiciens, des poètes ou encore des journalistes tabassés, des massacres… On attend maintenant la composition de leur nouveau gouvernement, et à partir de là, ça va être très, très compliqué”.
Quant au sort des femmes et des jeunes filles de plus de douze ans, le site web son jugement est ainsi sans appel : “les talibans sont clairs sur leur objectif : l’application de la loi islamique, donc toutes les femmes et les fillettes à la maison, etc.”. “On est aujourd’hui en train de changer d’identité d’une culture, d’un pays, et d’un peuple… Les fondamentalistes, cette fois-ci, ne sont pas venus comme dans les années 1990, ils viennent avec un autre ordre géopolitique, une autre façon de voir, soutenus par de très grandes puissances comme l’Arabie saoudite, le Pakistan, l’Iran, la Russie, la Chine ou encore la Turquie…
“On va désormais avoir des jours un peu durs”, a déclaré Emmanuel Macron.

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Depuis que les fondamentalistes ont le contrôle complet du pays, l’inquiétude est toujours vive pour les fillettes et les femmes afghanes. A Kaboul, la capitale afghane, certaines tentent de se faire entendre.
En effet, le sort de ces dernières suscite l’inquiétude depuis que les talibans ont pris le contrôle de l’Afghanistan. “On a fait des années d’études, les ‘soi-disant’ islamistes ne nous laissent pas travailler, ni étudier… On ne peut pas revenir en arrière”. “Les talibans vont certainement montrer leur nouveau visage lorsque le monde aura détourné les yeux de l’Afghanistan”, a souligné le journal de l’Afrique. Dans les années 1990, quand le pays était aux mains de ces rigoristes, l’éducation des femmes et des filles était strictement interdite. Mais depuis leur prise du pouvoir début septembre, ils se sont toutefois efforcés d’afficher une image de modération et d’ouverture.