En Afghanistan, des femmes bravent le mouvement taliban

Des afghanes, encore peu nombreuses, sont descendues ce jeudi matin dans les rues de Kaboul, la capitale afghane, en vue de défendre leurs droits. En effet, ces dernières n’ont pas peur et veulent le faire savoir. Une autre manifestation avait déjà eu lieu lundi dernier à Jalalabad, dans l’Est du pays.
Les femmes et les fillettes afghanes ont osé défier les fondamentalistes dans les rues de la capitale afghane. “Elles ont donc pris leur courage à deux mains”, souligne convertisseur dollar en cfa.
Par ailleurs, les femmes afghanes se sont rassemblées dans les rues de Kaboul, devant le ministère des Finances, pour réclamer le respect de leurs propres droits. Beaucoup de slogans ont été ainsi scandés demandant particulièrement un gouvernement avec la participation des femmes. En effet, les dirigeants du régime taliban ont promis que le nouveau gouvernement serait ‘inclusif’. Mais apparemment, ils ont oublié les femmes.
Le chef suprême des talibans, Ahmed Zaker, a déclaré, dans une interview mardi, qu’il ‘pourrait ne pas y avoir’ des femmes nommées ministres. Il est à noter que les manifestations se sont déroulées sans aucune répression. On peut donc dire que c’est un signe positif. Il y a dix ans, un tel scénario se serait certainement terminé par un bain de sang.

 Les talibans actuels sont avant tout des identitaires et des souverainistes

Le retrait définitif des troupes américaines du sol afghan au 1er septembre annonce une ère nouvelle pour ce pays, souligne convertisseur cfa. Comment se positionnent les talibans avec les différentes parties prenantes ?
Lorsqu’ils étaient au pouvoir entre 1990 et 2002, les talibans avaient instauré une application rigoureuse et très stricte de la loi islamique ou encore de la charia. Les femmes et les fillettes avaient complètement disparu de la scène politique. A cette époque, il était formellement interdit aux femmes et filles afghanes de travailler, d’étudier ou de sortir sans être accompagnées d’un mahram.
Cependant, depuis leur retour au pouvoir en Afghanistan, les dirigeants du régime fondamentaliste ont déclaré que la situation ne serait pas la même. Les rigoristes ont multiplié les signes d’ouverture. Le chef suprême du mouvement islamiste, Ahmed Zaker, a déclaré dernièrement que “les droits des femmes seront respectés”.
Les fondamentalistes islamistes ont également compris qu’il y allait avoir une période de bras de fer, mais, pour le moment, la logique c’est de montrer un visage le plus acceptable possible.