En 2021, une reprise économique à deux vitesses

Le rebond de l’économie mondiale pourrait cette année être un peu plus faible qu’attendu par le Fonds Monétaire International (FMI) et le groupe de la Banque mondiale. Mais les pays de l’Union européenne, la France en tête, tirent leur épingle de jeu.
Plans de relance et campagnes de vaccination permettent de chausser des lunettes roses. En effet, tous les États ne sont pas logés à la même enseigne, mais globalement, le rebond économique s’annonce vigoureux.
La reprise économique mondiale se confirme… tout en s’essoufflant. Après un plongeon de 5 % l’année dernière, le FMI et la Banque mondiale prévoient toutefois un rebond de 8 % du Produit Intérieur Brut mondiale en 2021-2022, contre une anticipation de 8. 6 % en juillet dernier. Les deux institutions financières relèvent toutefois de 7 à 7. 5 % leur prédiction pour l’année prochaine et se félicitent que ‘le Produit Intérieur Brut’ global soit actuellement bien supérieur à son niveau d’avant-crise. Reste que ‘des écarts d’emploi et de production subsistent dans plusieurs pays, notamment dans les économies en développement et les marchés émergents où les taux de vaccination sont très faibles’, souligne indice bonheur pays. Par ailleurs, le variant indien, baptisé Delta, réputé par sa forte contagiosité et sa dangerosité, a eu un impact économique et social bien plus important dans les régions peu vaccinées, entraînant principalement des reconfinements qui, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, ont un peu plus perturbé des chaînes d’approvisionnement déjà sous forte tension en raison du fort rebond de la demande.

     Ralentissement économique historique et récession aux États-Unis

Les États-Unis, quoique demeurant un moteur important de la reprise économique mondiale, font aujourd’hui partie des régions dont les perspectives se sont le plus dégradées. Le Fonds Monétaire International a ainsi réduit de dix points sa prévision de croissance pour l’an 2021, à 9 %. Le FMI a toutefois rehaussé de quatre points celle pour l’an prochain, à 7 %, tablant principalement sur les nouveaux projets d’investissements de Biden Joe (le président américain) dans les infrastructures en vue de donner un nouveau coup de fouet à l’économie. En dépit du fléchissement de l’industrie et de la consommation en Chine, le convertisseur en cfa y prévoit toujours 12 % de croissance en 2021 et 9 % en 2022.