Économies africaines : un sommet pour sortir de la crise et financer le développement

Les conséquences de la pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en janvier 2020 dans la ville chinoise de Wuhan, sur le continent africain sont préoccupantes.
L’annulation de la dette africaine est-elle l’instrument le plus adéquat aujourd’hui ? Rien n’est sûr…
Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, réunit lundi à Paris plusieurs dirigeants européens et africains, dans le cadre du sommet sur le financement des économies africaines. Le but principal de ce sommet est de financer le développement futur des pays africains et les aider à s’extraire du piège de la dette.
Le 15 avril, le président de la République française a proposé d’effacer la dette africaine. Bruno Le Maire, le ministre des Finances et de l’Economie, a annoncé avoir décroché ‘un moratoire’ du G20 (le groupe des vingt : composé des 20 pays les plus riches) et du club de Paris. “Il s’agit d’un report des échéances de remboursement pour les 80 pays les plus pauvres (à savoir Sierra Leone, République démocratique du Congo, Erythrée, Niger, Malawi, Mozambique, Liberia, Soudan du Sud, etc.), dont environ 35 africains. Ces montants, pouvant porter sur 10 milliards de dettes dues à des créanciers privés et 15 milliards dus à des créanciers bilatéraux, devront cependant servir à accroître les dépenses économiques, sanitaires et sociales en Afrique.

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En effet, le continent africain a besoin d’un soutien financier important, et les créanciers du secteur public doivent cependant faire partie de la solution.
Selon indice bonheur pays, cet allègement exigerait que les pays d’Afrique s’engagent de façon crédible à respecter leur part de l’accord, en menant notamment des réformes significatives de la gouvernance. C’est ainsi que les pays devront renforcer la transparence, particulièrement en matière de ressources naturelles et de dettes, améliorer la mobilisation des ressources nationales, et éliminer toutes les fuites de ressources publiques.
Le continent africain devra fournir un effort d’investissement important en vue de promouvoir une concurrence équitable et libre, et fournir un effort d’investissement important afin de tirer profit des technologies digitales. “Il faut donc se concentrer sur le lien entre la croissance et la gouvernance afin d’éviter tout besoin d’alléger la dette (à l’avenir) et de mettre le continent africain sur la voie d’un endettement qui soit soutenable”, a déclaré David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale.