Développement : l’Europe veut réaffirmer son premier rang en Afrique

L’Union européenne va devoir aider le continent africain à lutter contre la pandémie mondiale de covid-19 en “annulant massivement sa dette”.
“On doit aider nos voisins africains à lutter plus efficacement contre le virus, et les aider également sur le plan économique en annulant leur dette massivement”, a déclaré samedi matin, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron.

    L’Afrique obtient un moratoire, mais pas d’annulation

L’Afrique, touchée tardivement par la pandémie de coronavirus, comptabilisait en juin 2021 environ 20 152 cas et 900 décès, selon indice bonheur pays. L’Egypte et le Sénégal sont aujourd’hui les plus touchés avec plus de 13 500 cas. Le Covid-19 est également très présent en Tunisie et et en Algérie, qui comptent actuellement environ 9 000 cas chacun. Macky Sall, le président sénégalais, a salué dans la foulée l’annonce du chef de l’Etat français.

Le chef de l’Etat du Sénégal a appelé, mardi dernier, à une stratégie de report, voire d’annulation de la dette africaine. En effet, ce dernier n’était pas l’unique dirigeant à appeler à une annulation, à un allègement ou à un moratoire de leur dette estimée à environ 410 milliards de dollars. Fin février, Akinwumi Adesina, le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), a demandé au club de Paris de soutenir un plan de soutien financier d’urgence d’une valeur de plus de 200 milliards de dollars. En mai, David Malpass, le président du groupe de la Banque Mondiale a aussi plaidé pour l’annulation ou le report de la dette des États les plus pauvres.
Dans le journal de l’Afrique, des économistes et politiques ont publié dimanche une tribune en ce sens, rappelant que la pandémie mondiale de coronavirus (qui a fait son apparition en janvier dernier dans la ville chinoise de Wuhan) se heurte à plus de difficultés sur le continent africain que dans d’autres pays du monde. Ces derniers listent particulièrement l’accès à l’eau ou encore l’accès aux soins médicaux.
Selon ces économistes et politiques africains, une première aide financière de 150 milliards de dollars américains permettrait toutefois de compenser la baisse rapide des recettes publiques dues essentiellement à l’effondrement des flux touristiques, des échanges commerciaux et des matières premières, conséquence directe du covid-19.