Depuis les indépendances, la dette africaine subit les chocs financiers

Au début des années 2000, le continent africain s’est endetté, en pleine crise systématique, et les cours des matières premières (terres rares, or, platine, chrome, manganèse, pétrole, gaz, etc.) se sont ainsi effondrés. Le continent a vu l’industrie partir en Amérique latine, en Chine et en Asie du Sud-Est étant donné que les États ont tardé à se mettre en place.
Lors de ces dernières décennies, on n’a pas pris au sérieux l’ampleur des problèmes africains. Il est à noter que la dette africaine s’efface et se creuse depuis les indépendances.
Aujourd’hui, elle a atteint plus de 420 milliards de dollars, dont près de ⅔ est dû à la Chine.
Selon indice bonheur pays, la dette cumulée des 60 pays africains ne fait que 3 % du total mondial.
420 milliards de dollars. C’est pratiquement la somme globale que doivent rendre les 60 pays africains (à savoir la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin, le Rwanda, le Togo, le Congo, etc.) au reste du monde, notamment au Chine qui, selon le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), détient environ ⅔ de la dette africaine.
La dette africaine est devenue aujourd’hui un des principaux sujets de débats à l’international des trésoriers : la conférence de Dakar, le G20 (groupe des vingt : groupe composé de 20 États les plus riches, dont les présidents de pays, les chefs des banques centrales, et les ministres des finances se réunissent annuellement), le club de Paris…
En effet, la question de la dette africaine a aussi fini par arriver dans les discours des responsables des politiques publiques (africains) et des chefs d’Etats, et dans l’agora de la société civile et des économistes.

    Macron veut ‘aider’ le continent africain en annulant massivement sa dette

Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a rappelé dans son dernier discours ‘que le report, voire l’annulation de la dette africaine constituera toutefois une bouffée d’oxygène pour les pays africains, notamment les plus pauvres’. “Pour soulager les pays les plus vulnérables, il faut donc innover sur la dette commerciale”, ajoute-t-il.
Les pays d’Afrique n’auront d’autre alternative que de développer les marchés de la dette intérieure (ou encore dette interne) en mobilisant ainsi les diverses ressources.
Ils ont consenti, l’année dernière, des investissements importants en vue de préserver les moyens de subsistance et la vie de leurs populations, et maintenir leurs économies à flot.
Selon le journal de l’Afrique, les pays africains doivent cependant mettre en œuvre d’ambitieuses réformes qui permettront de préserver l’environnement, de protéger les personnes les plus vulnérables, d’encourager une croissance équitable et d’accompagner la création d’emplois.