Défiscalisation : les indémodables SOFICA

Grâce aux SOFICA, ces fameuses sociétés de financement d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles, les investisseurs jouent un rôle de coproducteur de séries télévisées ou de films. Créées à l’initiative d’opérateurs du secteur financier ou de professionnels du cinéma, ces entreprises ont pour objectif de collecter des fonds auprès des investisseurs privés destinés principalement au financement de la production indépendante française.
Outils de défiscalisation très efficace, ces dernières remplissent leur rôle de moteur pour l’industrie audiovisuelle et cinématographique.
“Ce type de placement de diversification s’adresse notamment à des investisseurs passionnés et avertis. L’objectif de ces fameuses SOFICA n’est pas de les convaincre, ils le sont déjà, mais de leur permettre de trouver des projets à fort potentiel et sérieux”, conclut Fabrice Imbault, le directeur général d’A Plus Finance.

SOFICA : principe et réduction d’impôt

Placer de l’argent dans l’industrie cinématographique se résume, aujourd’hui, à souscrire des parts d’une SOFICA. Celles-ci vont percevoir une grande partie (69 % minimum) des recettes des œuvres audiovisuelles et des films qu’elles contribuent à produire et permettre, à leurs adhérents, de profiter d’une réduction fiscale conséquente.
“Les SOFICA sont des produits fiscaux qui bénéficient d’un des plus forts taux de réduction. Sans grande surprise, c’est avant tout sur cet avantage fiscal (une réduction d’impôt sur le revenu (IR) pouvant aller jusqu’à 72 % avec certains investissements) que reposent les espoirs de rendements d’une société de financement d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques”, explique Niels Court-Payen, le directeur général d’A Plus Finance.
Ces sociétés permettent aux particuliers d’investir dans l’industrie audiovisuelle ou cinématographique tout en profitant d’une réduction d’impôt sur le revenu. Hélas, celles-ci ne sont ouvertes qu’en fin d’année (généralement en novembre ou décembre), et encore, uniquement pour une poignée d’initiés. À noter que cette niche fiscale, également connue sous le nom de dépense fiscale est généralement réservée aux meilleurs clients des banques. Puisque ces sociétés sont un produit de niche (trente sociétés ont été agréées en 2019 par la Direction Générale des Finances Publiques et le Centre National du Cinéma et de l’Image animée et la somme de l’enveloppe allouée a été fixée de 125 500 euros), que les établissements bancaires réservent à leurs meilleurs clients.
En 2018, les 3 250 ménages qui ont le plus investi dans des sociétés de coproduction de films et de séries audiovisuelles payaient en moyenne 46 millions d’euros d’IR, selon la présidente du Centre National du Cinéma et de l’Image animée.

Attention : parfois, il vous faudra attendre entre onze et treize ans pour que la SOFICA bénéficiaire soit dissoute et que vous puissiez récupérer votre mise. Donc le souscripteur doit conserver ses parts pendant au moins douze ans.
Pour rappel : les SOFICA font partie des trois mécanismes qui devraient sortir du plafonnement des niches fiscales.