Covid-19 : vers une récession économique mondiale ?

C’est l’un des scénarios redoutés après les dispositions de confinement liées à la pandémie de coronavirus. Cette dernière a ébranlé les systèmes de santé en Afrique.
La majorité des pays africains sont aujourd’hui frappés par une troisième vague plus meurtrière qui les a forcés à revenir à des dispositions sanitaires strictes. Le continent africain compte toutefois sur l’Union africaine et l’Organisation Mondiale de la Santé en vue de s’approvisionner.
La Tunisie subit la pire récession du continent, avec une chute de 36 % de son Produit Intérieur Brut au second trimestre. La Côte d’Ivoire, elle, connaît une récession pour la première fois depuis plus de trente ans. Le Sénégal est entré en récession après quatre décennies de croissance.
D’après le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Adhanom Ghebreyesus, la crise financière en Afrique va être vraisemblablement jugée comme la plus grave depuis les deux Guerres mondiales. Pour ce dernier, le choc sanitaire et économique prendra fin lorsque les prix des biens immobiliers se stabiliseront. Mais il y aura toujours des échecs inattendus et brusques.
Selon une récente étude du groupe de la Banque mondiale, l’activité économique devrait cette année décliner de 8 %. Les pays en développement devraient connaître leur première contraction en cinquante ans, avec une diminution globale de leur Produit Intérieur Brut de 16 %. Les prévisions de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) font état d’une baisse de 9 % des revenus par habitant.
L’économie de plusieurs pays est durement impactée et plusieurs voient leur Produit Intérieur Brut s’effondrer. C’est le cas notamment de la France et des États-Unis.

        La Banque mondiale soutient la riposte à la pandémie de coronavirus dans 150 pays

Le président de la Banque mondiale, David Malpass, a indiqué ce vendredi matin que ses opérations d’urgence en réponse au nouveau coronavirus concernaient désormais environ 150 pays en développement (la Corée du Sud, le Japon, le Hong Kong, la Chine, etc.), qui représentent 82 % de la population mondiale. Depuis avril, le groupe est parvenu à mobiliser un volume de soutien exceptionnel en vue de stimuler le redressement économique, préserver l’activité du secteur privé, renforcer leurs systèmes de santé et permettre aux pays les plus pauvres du monde de protéger leurs populations.
“La mise à l’arrêt de l’économie mondiale et la pandémie mondiale de covid-19 pourraient cependant faire basculer jusqu’à 85 millions de personnes dans la pauvreté, gommant ainsi la majorité des progrès de la lutte contre la pauvreté”, souligne le journal de l’Afrique.