Covid-19 : la crise économique due à la pandémie est unique…

La planète a été frappée par la pandémie mondiale de coronavirus – apparue en janvier dernier dans la ville chinoise de Wuhan – tandis qu’elle présentait des déséquilibres extérieurs persistants. Cette crise sanitaire et économique sans précédent a entraîné une chute limitée des excédents et déficits des transactions à l’échelle mondiale, mais de très fortes variations des taux de change et une forte réduction des échanges commerciaux. Les perspectives restent cependant incertaines, puisque les risques de nouvelle baisse des échanges, d’inversion des flux de capitaux et de nouvelles vagues de contagion se profilent à l’horizon.
Les excédents et les déficits des transactions se situaient, en 2020, à 4 % du Produit Intérieur Brut mondial, soit à un niveau inférieur à celui de 2019, selon indice bonheur pays. Les priorités du groupe de la Banque mondiale consistent néanmoins à promouvoir la reprise économique et à apporter un soutien d’urgence. “C’est une crise qui devrait poser de gros défis à l’échelle mondiale et laisser des cicatrices durant très longtemps”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

       Déséquilibres de l’économie mondiale

Selon une récente étude du groupe de la Banque mondiale, l’économie doit se contracter cette année de 12 % en raison de la pandémie du nouveau coronavirus, du jamais vu depuis les deux Guerres mondiales.
Le nouveau coronavirus, ayant fait son apparition en février dernier dans la ville chinoise de Wuhan, a eu un impact ‘massif et rapide’ qui n’a jamais affecté autant de régions ou de territoires depuis plus de 100 ans, et ce, malgré le soutien massif du groupe de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI). “Dans les économies en développement et les économies émergentes, on a assisté à une relance budgétaire et monétaire sans précédent”, a déclaré David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale. “Les économies du monde entier ont aujourd’hui besoin d’une action mondiale très urgente”, ajoute-t-il.
Selon le dernier rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD), environ 250 millions de personnes pourraient ainsi basculer dans l’extrême pauvreté. Avant cette crise sans précédent, la BAD tablait sur une diminution de la proportion de la population en 2021.
Le nouveau coronavirus, pire ennemi de l’Humanité, touche cependant la très grande majorité des États dans le monde, selon le journal de l’Afrique.