Coronavirus : pourquoi les virus mutent-ils ?

L’apparition en Colombie d’une nouvelle mutation préoccupante de la pandémie de covid-19 a amené la Belgique à suspendre toutes les arrivées en provenance de pays. “C’est une mutation problématique du virus (ou de la bactérie), avec une forme plus agressive”, précise le journal de l’Afrique.
En effet, le nouveau variant porte particulièrement une mutation, nommée L698H, dans la protéine ‘Spike’ (permettant au virus de pénétrer dans les cellules humaines) du virus.
Les virus sont, comme les êtres vivants, dotés d’un matériel génétique (ARN (molécule constituée d’un enchaînement de ribonucléotides : uracile, guanine, cytosine, adénine) ou ADN (longue molécule que l’on retrouve dans l’ensemble des organisme)), qui peut être sujet à des variations par échanges ou quand ils se répliquent (mutations) entre bactéries.
Les coronavirus, qui sont des virus à ARN, mutent régulièrement. Depuis l’apparition de la pandémie mondiale de Covid-19, en janvier 2020 dans la ville chinoise de Wuhan, environ 15 000 mutations du virus sont toutefois apparues. Mais la majorité n’ont eu aucune incidence sur la bactérie. Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, les coronavirus mutent beaucoup moins que les virus de la grippe. La survie de ceux-ci dépendent donc de ces mutations, qui leur permettront de s’adapter aux différents foyers qu’ils infectent, et à leur environnement. Donc, la nouvelle mutation a rendu ce virus beaucoup plus contagieux, mais cela n’a pas encore été prouvé.
Certaines mutations peuvent même diminuer l’efficacité des vaccins.

      Ce que l’on sait des principaux variants SARS-CoV-2

Indien, brésilien, colombien, sud-africain et britannique, divers variants du virus soulèvent aujourd’hui plusieurs questions quant à leur dangerosité.
En effet, quand les virus se multiplient, ils peuvent développer des mutations, autrement dit des erreurs qui peuvent conduire à des variations de la séquences génétique d’origine, qui donnent toutefois naissance à des variants. C’est un phénomène naturel puisque les virus veulent assurer, au fil du temps, leur survie. “Certaines mutations n’ont aucune conséquence”, a précisé le site web. Mais certains variants peuvent néanmoins devenir : beaucoup moins sensibles à l’immunité acquise par une vaccination ou une infection : on parle ici d’échappement immunitaire ; beaucoup plus virulents ; et beaucoup plus contagieux.
Les variants sont classés en 3 catégories par l’OMS : les variants en cours d’évaluation, les variants sous surveillance, ou les variants préoccupants.