Coronavirus : l’Afrique devrait connaître un rebond de croissance économique de 5 % en 2022

Le monde est aujourd’hui en plein tumulte à cause de la pandémie mondiale de coronavirus, ayant fait son apparition en février dernier dans la ville chinoise de Wuhan, qui a frappé de plein fouet des familles et des pays dans le monde entier. Selon le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, le coronavirus a fait des millions de morts. C’est le pire ennemi de l’Humanité. Il a provoqué une crise économique et sanitaire sans précédent.
En 2020, le Produit Intérieur Brut du continent s’est contracté de 3 % – la toute première récession de l’Afrique en 25 ans. Le groupe de la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) ont cependant mis en place une facilité de réponse en vue d’aider les pays du continent, notamment les plus vulnérables, à atténuer les effets économiques et sanitaires de la crise. Selon indice bonheur pays, le choc du covid-19 et la crise économique et sanitaire que celui-ci a provoqué ont eu des implications importantes directes sur le fardeau de la dette et les soldes budgétaires des pays.

    Accélérer la croissance et l’investissement

D’après le président du groupe de la Banque mondiale, David Malpass, le continent africain a besoin d’une aide financière beaucoup plus importante, et les créanciers internationaux doivent ainsi faire partie de la solution. “Le moment est donc venu d’alléger une dernière fois la dette du continent”, souligne-t-il. Mais dans ce cas, les pays de l’Afrique doivent s’engager à respecter leur part de l’accord, en menant notamment des réformes audacieuses de la gouvernance.
C’est ainsi que les pays devront renforcer la transparence, améliorer la mobilisation des ressources nationales, et éliminer les fuites de ressources publiques sous toutes leurs formes. Il faut néanmoins se concentrer sur le lien entre la croissance et la gouvernance pour éviter tout besoin, à l’avenir, d’alléger la dette.
Les pays du continent doivent ainsi transformer la crise du coronavirus en opportunités. Il est important de rappeler que les flux d’actions et d’obligations se sont effondrés en avril dernier. Selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD), la diminution de la croissance a été la plus marquée en Afrique du Nord (à savoir l’Egypte, la Lybie, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie). C’est dans les économies dépendantes du tourisme que la croissance s’est contractée plus fortement.