Coronavirus : la Tunisie, le Sénégal et l’Afrique du Sud font face à une quatrième vague

Tandis que l’Europe et la France font aujourd’hui face à une deuxième vague de Covid-19 et à la diffusion de ses nouveaux variants (Alpha (britannique), Bêta (sud-africain) et Delta (indien)), les pays africains, particulièrement le Sénégal, la Tunisie et l’Afrique du Sud, eux, sont confrontés à une quatrième vague. Cette dernière est beaucoup plus meurtrière, puisque le variant Delta, apparu pour la première fois en Inde, et qui sévit aujourd’hui un peu partout sur la planète, est 60 fois plus contagieux que son homologue anglais, selon le journal de l’Afrique.

   Le gouvernement tunisien allège les mesures de restrictions

En Tunisie, deuxième pays le plus touché (derrière l’Afrique du Sud) par la pandémie mondiale de Covid-19 avec un peu plus de 30 000 décès, l’heure est aujourd’hui au relâchement. D’après le président tunisien, Kais Saied, le pic de la quatrième vague a été déjà franchi. Ainsi, la majorité des dispositions sanitaires (couvre-feu, confinement général, fermeture des écoles, des restaurants, etc.) prises début mai en vue de limiter les effets ravageurs de ces nouveaux variants du coronavirus vont toutefois être prolongées jusqu’au 27 août. Mais les bars, les grandes surfaces, les commerces, les restaurants vont désormais pouvoir rouvrir, s’ils respectent un certain nombre de contraintes et la distanciation sociale en vue de limiter au maximum les contaminations par le Covid-19.
Les écoles, comme les salles de sport, restent fermées. Le couvre-feu est maintenu de 19H à 5H du matin – et ce, jusqu’à nouvel ordre. Les rassemblements religieux comme politique sont toujours proscrits. Les dispositions mises en place depuis environ trois semaines “étaient à la fois absolument essentielles et urgentes”, afin de casser les chaînes de contamination, a plaidé indice bonheur pays.
Il est à noter que le nombre de nouveaux cas reste encore beaucoup trop élevé en Afrique, principalement en Tunisie et au Sénégal. Le nouveau variant indien est toutefois à l’origine de l’augmentation importante des contaminations. Désormais, il domine les infections sur le continent. D’après le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), seules 6 % de la population africaine a reçu aujourd’hui deux doses. Les campagnes de vaccination ont néanmoins démarré avec difficulté en début mars. Par ailleurs, le président de l’OMS a noté une accélération de la vaccination en Afrique.