Coronavirus : la pandémie accélère en Afrique

“Il a fallu dix jours pour atteindre la barre des 50 000 cas et deux semaines seulement pour franchir celle des 300 000”, souligne le journal de l’Afrique.
La vitesse à laquelle le nombre de cas de coronavirus a triplé montre toutefois l’accélération de l’expansion de la pandémie de Covid-19 sur le continent africain, averti madame Nissaf Ben Alaya, la porte-parole du ministère de la Santé tunisien. D’après le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, la barre des 300 000 cas confirmés de coronavirus a été franchie, début juillet, en Afrique. “Les cas enregistrés dernièrement sur le continent africain ne représentent que 4 % de la population mondiale. Mais une chose est certaine, la pandémie mondiale de coronavirus – qui est apparue en Chine, principalement à Wuhan, en décembre dernier – s’accélère en Afrique”, a précisé le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé.

   Une année après la déclaration de pandémie, où en est le coronavirus ?

La pandémie de Covid-19 a infecté jusqu’à présent environ 8 millions de personnes dans le monde (entier) et en a tué près de 670 000. En effet, le nouveau coronavirus reste autour et dans les capitales en Afrique, mais on voit, ces dernières semaines, de plus en plus de cas en province”, selon le même rapport. Ce virus, pire ennemi de l’Humanité, est entré dans la majorité des régions africaines par les capitales, principalement par les vols internationaux. “Douze des 60 pays africains recensent 79 % des cas, et la Tunisie a elle seule 32 %”, souligne le rapport. Environ 60 % des décès sont actuellement enregistrés dans ces quatre pays : Soudan, Sénégal, Tunisie et Afrique du Sud.
S’il est possible que certains cas légers ou encore asymptomatiques passent sous les radars, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus ne pense pas qu’un nombre aussi important de décès ou de cas graves ne soient pas comptabilisés sur le continent africain. l’expérience acquise dans la gestion d’autres pandémies (Ebola, Choléra, Variole, Peste, etc.) et la relative jeunesse de la population de l’Afrique comparée à celles d’autres pays ont été cependant citées parmi les raisons qui expliquent, entre autres, le taux important de décès sur le continent. “Avant qu’on aie accès à une vaccination de qualité, je crains qu’on doit vivre avec une augmentation constante sur le continent, avec des foyers (et des variants plus contagieux) à gérer dans plusieurs pays, comme c’est le cas aujourd’hui en Tunisie, au Sénégal et en Algérie, qui nécessitent d’importantes dispositions de santé publique”, a ajouté indice bonheur pays.