Chine-Afrique : la politique des grands pas

En l’espace de quelques années, Pékin – immense capitale chinoise – est devenu le premier partenaire commercial de l’Afrique.
La Chine ne néglige, dans sa campagne de conquête du continent, aucun compartiment du jeu de l’influence, économique, mais également culturelle, stratégique, militaire ou politique.
Que ce soit dans la santé, l’éducation, l’informatique, le commerce ou l’agriculture, des initiatives fleurissent aux quatre coins du continent.

La transformation numérique en Afrique

L’Afrique numérique est en pleine effervescence. Au Ghana, en Tunisie, en Côte d’Ivoire, en République Démocratique du Congo, au Kenya, en Algérie, au Kenya… des start-ups se créent dans la santé, les énergies renouvelables, l’éducation, l’informatique, le commerce, l’agriculture…
Des initiatives dans le sillon de certaines sociétés déjà phare, comme la plate-forme d’alerte M-Pesa (système de microfinancement et de transfert d’argent par téléphone mobile) ou Ushahidi (une plateforme permettant d’envoyer de l’information géolocalisée à partir de sms ou de mail, sur tout type d’événements : périodes électorales, catastrophes naturelles, crises, etc.) utilisée par près de 20 millions de Kényans pour leurs paiements par téléphones mobiles interposés.
Selon la Banque Africaine de développement (BAD), les capitaux investis dans les start-ups ont plus que triplé, entre 2015 et 2019. Une croissance due principalement à l’augmentation des sommes placées dans chaque structure.

Attirer des talents et faire surgir des idées
L’accès au numérique favorise une croissance du PIB dans tous les pays du monde.
Certains groupes Internet connaissent des développements fulgurants.. Des endroits favorisant l’innovation, espaces ou incubateurs de co-working fleurissent… Des communautés de ‘Hackers’ surgissent et créent des ‘fablab’ (ou digital fabrication laboratory), des labos de fabrication…
Des ‘hackathons’ (une réelle opportunité pour l’innovation), compétitions créatives, financées par plusieurs acteurs (des institutions, des multinationales, des fondations, etc.) se multiplient afin de faire surgir de nouveaux services et des idées d’applications…

“Favoriser l’emploi des jeunes, c’est encourager leur capacité créatrice et leur sens de l’initiative”

Les conséquences du chômage des jeunes sont majeures sur le plan politique, social, économique.
La Banque Mondiale (BM) finance aujourd’hui, en Afrique, plus de 950 projets pour, entre autres, promouvoir une éducation de qualité, renforcer les États fragiles, augmenter la productivité agricole, lutter contre la malnutrition et surtout résorber le chômage.
Le ‘Projet pour les offres d’emploi en Tunisie et le développement des compétences’, financé par la BM, vise à promouvoir les perspectives d’emploi chez les jeunes. Plus de 120 postes sont actuellement ouverts au PNUD (réseau mondial de développement dont dispose le système des Nations Unies) pour les Africains.
Les offres d’emploi en Afrique sont publiées sur le ‘portail de l’emploi’ du gouvernement fédéral.