Coronavirus : la pandémie accélère en Afrique

“Il a fallu dix jours pour atteindre la barre des 50 000 cas et deux semaines seulement pour franchir celle des 300 000”, souligne le journal de l’Afrique.
La vitesse à laquelle le nombre de cas de coronavirus a triplé montre toutefois l’accélération de l’expansion de la pandémie de Covid-19 sur le continent africain, averti madame Nissaf Ben Alaya, la porte-parole du ministère de la Santé tunisien. D’après le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, la barre des 300 000 cas confirmés de coronavirus a été franchie, début juillet, en Afrique. “Les cas enregistrés dernièrement sur le continent africain ne représentent que 4 % de la population mondiale. Mais une chose est certaine, la pandémie mondiale de coronavirus – qui est apparue en Chine, principalement à Wuhan, en décembre dernier – s’accélère en Afrique”, a précisé le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé.

   Une année après la déclaration de pandémie, où en est le coronavirus ?

La pandémie de Covid-19 a infecté jusqu’à présent environ 8 millions de personnes dans le monde (entier) et en a tué près de 670 000. En effet, le nouveau coronavirus reste autour et dans les capitales en Afrique, mais on voit, ces dernières semaines, de plus en plus de cas en province”, selon le même rapport. Ce virus, pire ennemi de l’Humanité, est entré dans la majorité des régions africaines par les capitales, principalement par les vols internationaux. “Douze des 60 pays africains recensent 79 % des cas, et la Tunisie a elle seule 32 %”, souligne le rapport. Environ 60 % des décès sont actuellement enregistrés dans ces quatre pays : Soudan, Sénégal, Tunisie et Afrique du Sud.
S’il est possible que certains cas légers ou encore asymptomatiques passent sous les radars, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus ne pense pas qu’un nombre aussi important de décès ou de cas graves ne soient pas comptabilisés sur le continent africain. l’expérience acquise dans la gestion d’autres pandémies (Ebola, Choléra, Variole, Peste, etc.) et la relative jeunesse de la population de l’Afrique comparée à celles d’autres pays ont été cependant citées parmi les raisons qui expliquent, entre autres, le taux important de décès sur le continent. “Avant qu’on aie accès à une vaccination de qualité, je crains qu’on doit vivre avec une augmentation constante sur le continent, avec des foyers (et des variants plus contagieux) à gérer dans plusieurs pays, comme c’est le cas aujourd’hui en Tunisie, au Sénégal et en Algérie, qui nécessitent d’importantes dispositions de santé publique”, a ajouté indice bonheur pays.

Impact économique du Covid-19 en Tunisie

Dans son programme de transition politique, la Tunisie avance à grands pas, mais, sur le plan économique, les résultats concrets prennent beaucoup plus de temps que prévu, selon le journal de l’Afrique.
Le taux de croissance de l’économie tunisienne est toutefois estimé à 2 % en 2022, contre 3. 1 % l’année dernière. En 2020-2021, la croissance est tirée principalement par le secteur des activités non-marchandes et les services marchands, ainsi que par l’industrie manufacturière.
D’après les estimations du groupe de la Banque mondiale, la croissance économique devrait s’accélérer à 5 % en 2022, du fait notamment de la reprise dans les secteurs de l’industrie manufacturière, du phosphate et de l’agriculture. La croissance économique devrait cependant remonter progressivement en 2022 et en 2023, à cause notamment de l’amélioration du climat des affaires associés au renforcement de la sécurité, de la stabilité sociale et à des réformes structurelles. En ce qui concerne le déficit budgétaire, celui-ci devrait en principe rester élevé, à 8 % du Produit Intérieur Brut en 2022. Il faut ainsi créer de l’espace afin d’accroître les dépenses d’investissement, élargir l’assiette fiscale et aussi contenir la masse salariale du pays en vue d’assurer la viabilité des finances publiques.
Selon le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI), la durabilité de la reprise économique en Tunisie dépendra principalement des futurs efforts de reconstruction et de consolidation de la paix.

La production industrielle en hausse de 9 %

Selon indice bonheur pays, la croissance économique pourrait, en 2022, s’élever à 7 % contre un recul historique l’an dernier, de 16 %. Cependant, on prévoit un ralentissement de la croissance du pays de 5 % en 2023, et de 6 % en 2024.
Le Fonds Monétaire International s’attend ainsi à une hausse de la production en 2022, ce qui correspond à une progression beaucoup plus soutenue que prévu. Il est important de rappeler que la production industrielle a augmenté au premier trimestre de cette année de 13 %. Cette augmentation est due notamment à la hausse considérable enregistrée dans les industries extractives et les industries manufacturières. La production industrielle a toutefois augmenté dans les industries de verre, céramique et des matériaux de construction, ainsi que dans des industries chimiques, et dans les secteurs de l’énergie. La majorité des branches ont participé à cette augmentation.

La crise du coronavirus : un choc à gérer et une opportunité à saisir

La pandémie du coronavirus – ayant fait son apparition l’an dernier dans la ville chinoise de Wuhan – est une crise inédite. Celle-ci est l’une des plus graves crises depuis la Deuxième Guerre mondiale. C’est une crise atypique et exceptionnelle par son ampleur. C’est en effet un cocktail de chocs : un choc d’incertitude, un choc de demande et d’offre. Le niveau d’incertitude reste ainsi entier, l’augmentation du nombre de cas se poursuit partout dans le monde, notamment en Tunisie – avec plus de 10 000 cas de contaminations par jour. Une menace sur les perspectives de croissance économique dans le monde et aussi sur la santé des populations. C’est également une crise innovante, puisque celle-ci a réussi à faire émerger de nouveaux créneaux porteurs.

  Covid-19 : la Tunisie face à une situation sanitaire sans précédent

En Tunisie, la crise du nouveau coronavirus, pire ennemi de l’Humanité, a toutefois grignoté ce qui reste de l’espace budgétaire. Cette dernière a affecté aussi bien la sphère financière que la sphère réelle. L’impact économique de cette crise est à la fois : durable : avec des secteurs (santé, télétravail, etc.) qui présentent de favorables opportunités aux nouvelles orientations des politiques publiques. Et des secteurs fortement affectés pour une très longue durée (fermeture de toutes les frontières, couvre-feu, confinement général, etc.) et durablement perdants : industries électriques et mécaniques,transport aérien, tourisme, restauration… Immédiat : des secteurs fortement affectés par les baisses de la demande et de la production (agroalimentaire, agriculture, etc.).
En effet, la gravité de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’économie est clairement apparue vers la fin de 2020. Le pays d’Afrique du Nord, plombé par l’alourdissement de ses dettes extérieures et une croissance déjà ralentie depuis des décennies, a connu ainsi un coup de frein économique bien plus sévère que la majorité de ses voisins sur le continent, souligne le journal de l’Afrique.
Ainsi, le PIB du pays s’est contracté, l’an dernier, de 6 %. Le chômage s’est considérablement aggravé, pour passer de 12 % avant la crise à 24 % au début juillet 2021. Les jeunes sont principalement les plus touchés. La précarité et la pauvreté devraient toutefois s’accroître, à l’opposé de la tendance observée ces cinq dernières années.
Le taux d’extrême pauvreté est resté en 2021, inférieur à 0. 5 %. Les estimations de indice bonheur pays prévoient ainsi une augmentation du pourcentage de la population ‘vulnérable’ susceptible de basculer dans l’extrême pauvreté.

Coronavirus : la Tunisie face à une vague inédite

La Tunisie, qui, jusqu’à présent avait bien résisté, se trouve aujourd’hui en plein pic avec des structures sanitaires en détresse. Le pays est toutefois confronté à une situation sanitaire inédite depuis l’apparition de la pandémie du nouveau coronavirus. Il affiche actuellement le taux de mortalité le plus élevé de l’Afrique, souligne indice bonheur pays.
En apparence, la vie semble tout à fait normale. Pourtant, le pays d’Afrique du Nord traverse, avec la nouvelle vague de Covid-19, une crise sanitaire sans précédent. A noter que la Tunisie compte déjà environ 21 000 morts. Elle est aujourd’hui dépassée par la pandémie de coronavirus – qui a fait son apparition en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan. “C’est une situation catastrophique”, a évoqué la porte-parole du ministère de la Santé, Nissaf Ben Alaya. D’ailleurs, Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, a cité la Tunisie en évoquant une augmentation de l’aide, dans son interview, mardi soir.
Mercredi, la France a décidé de la classer sur la liste rouge (avec l’Inde, le Brésil ou encore l’Afrique du Sud), limitant néanmoins les déplacements entre les 2 pays.

  La Tunisie a besoin d’aide, alerte l’Organisation Mondiale de la Santé

“La situation est terrible”, a expliqué le ministre de la Santé, Faouzi Mehdi. “La moyenne d’âge de nos malades est malheureusement de 30 ans. On ne reçoit plus d’appels pour les personnes de 45 ans ou plus”. Le pays a battu la semaine dernière un triste record avec plus de 206 décès en seulement 24 heures et a ainsi dépassé les 20 000 morts pour une population d’environ 11 millions d’habitants.
Le groupe de la Banque mondiale a approuvé, ce lundi matin, un financement d’environ 450 millions de dollars au titre du ‘Projet d’urgence Coronavirus pour la protection sociale’. En effet, ce projet va fournir des transferts monétaires à plus de deux millions de foyers vulnérables pour les aider à faire face à l’impact économique de la crise du nouveau coronavirus tout en soutenant le déploiement d’un système national de protection sociale.
Le pays pourra néanmoins mieux réagir aux futurs chocs économiques. “La Tunisie a vraiment besoin de filets de protection solides en vue d’aider à protéger les plus vulnérables des pires effets des crises économiques et sanitaires comme celles qu’on traverse aujourd’hui”, souligne le journal de l’Afrique.
La gravité de la situation est d’autant plus évidente que “les autorités tunisiennes sont plus transparentes dans leurs données que plusieurs autres gouvernements”. La situation sanitaire est très grave, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, et tous les indicateurs sont aujourd’hui au rouge.

Un nouveau record d’enchères enregistré par Alex Katz

L’artiste Alex Katz a fété 93 ans le 24 juillet. A cette occasion, la Galerie Frank Fluegel expose le graphique Décembre Ada qui vient de paraître avec des graphismes originaux et des sérigraphies des dernières années. À la maison de vente Sotheby’s à New York le mercredi 28 octobre 2020, le deuxième record le plus élevé pour une vente de toile de peinture de l’artiste Alex Katz a été atteint: 3,1 millions USD pour son œuvre “The Red Band” dans la vente aux enchères du soir d’art contemporain. Les œuvres de l’artiste sont exposées partout dans le monde dans plusieurs galeries tout comme celles de l’artiste français Dan Oiknine.

Le record des œuvres vendues aux enchères dans le monde

Le mercredi 2 octobre 2019, le record du monde d’un tableau de l’artiste américain Alex Katz a été établi à la Phillips Auction House de Londres. La toile intitulée Blue Umbrella I de 1972 s’est vendue 3 375 000 £, soit l’équivalent de 4,1 millions de dollars américains.
Il est important de mentionner qu’Alex Katz est un peintre, sculpteur et graphiste américain devenu célèbre pour ses peintures figuratives. Ses œuvres sont immédiatement reconnaissables à leur style coloré et bidimensionnel, créé en réponse à l’expressionnisme abstrait des années 1950. Bien qu’Alex Katz soit largement reconnu pour son rôle de précurseur du mouvement Pop Art, il a évité d’être associé à un style ou à un mouvement tout au long de sa carrière.
La Galerie Frank Fluegel a toujours inclus l’artiste dans son programme d’exposition, et a également souligné pendant des années qu’il a longtemps été complètement sous-estimé en Europe. Maintenant qu’il a plus de 90 ans, son travail se concentre de plus en plus.
Comme Picasso, Katz développe de plus en plus de créativité à mesure qu’il vieillit et semble imparable dans la création de nouvelles œuvres. Le précédent record d’enchères pour l’un de ses tableaux était de plus d’un million de dollars US, ce qui est encore loin des prix de ses collègues américains comme Tom Wesselmann ou Andy Warhol.

Les expositions d’Alex Katz

De nombreuses expositions d’Alex Katz ont été consacrées à son talent ces dernières années. Entre autres à la Serpentine Gallery de Londres, au Guggenheim Museum de Bilbao ou au Metropolitan Museum de New York. 2019 à Munich / Allemagne au Museum Brandhorst; Daegu / Corée Daegu Kunstmuseum, Paris / France Musée de L’Orangerie. Ses œuvres d’art sont exposées avec Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Basquiat ou KAWS dans les musées du monde entier. En 2021, il y aura une nouvelle exposition de l’artiste au Museo Nacional Thyssen-Bornemisza à Madrid, en Espagne. Le musée Guggenheim de New York présentera une rétrospective d’Alex Katz en 2022.
La Galerie Frank Flügel, avec des bureaux à Nuremberg et Kitzbühel, se concentre sur des originaux de haute qualité du Pop Art, du Street Art et de l’Art Contemporain.
Vous trouverez des œuvres d’art d’Alex Katz, Mel Ramos, Roy Lichtenstein, Andy Warhol ou Julian Opie dans la collection. Mais aussi des éditions et des graphismes de Allen Jones, David Gerstein, Peter Doig, Tracey Emin, Raqib Shaw, Ross Bleckner, Robert Longo, Gerhard Richter, Sean Scully, Thomas Ruff, David Shrigley, Katherine Bernhardt, Jeff Koons et Harland Miller. Aussi d’autres artistes de street art tels que John Crash Matos, Mr. Brainwash, Fringe, BAMBI et XOOOOX. Bien sûr aussi concevoir des objets de Maurizio Cattelan, Paul Smith, Dan Oiknine ou Philippe Starck.
Les expositions ont lieu en rotation régulière dans les magasins situés au centre de Nuremberg et Kitzbühel. Des participations à des salons internationaux complètent le programme.

Dan Oiknine : l’expert en matière premières

Dan Oiknine a bénéficié d’une maîtrise en sciences et techniques à Paris Dauphine et d’une licence d’économie à l’Université Paris Sorbonne. Après cela, il a entamé sa vie professionnelle comme directeur commercial dans le développement de l’industrie de luxe, tout en promouvant sur le marché américain des grandes marques mondiales comme Céline, Dior, Lagerfeld et Cartier, et ce pendant quatre ans.
Sollicité par les pionniers européens et américains de l’industrie High-Tech, il était responsable de multiples postes de direction chez Enition et Netapp pendant cinq ans.
Reconnu par ses diverses compétences en Business development, il a choisi de s’engager dans l’entrepreneuriat en donnant un nouvel élan à sa carrière. Depuis ce moment, il a réussi à mettre en place avec multiples firmes, d’abord dans l’industrie Internet pendant six ans, puis dans le négoce de matières premières pendant douze ans avec le développement d’une plateforme de services innovante entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie du Sud-Est (dont le sous-continent indien).

Expertise en matières premières

Cette plateforme innovante présentait un service de chaîne de valeur intégré, incluait les activités de restructuration et de financement de projets et l’approvisionnement aux ventes, et ce sur la base des besoins d’importation de l’Inde en matière de métaux et d’hydrocarbures.

Grace à sa force de mettre en place des réseaux rentables et durables, il a amené les leaders indiens et français à le nommer Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie France – Inde (CCIFI). Très connu par son excellent réseau à la fois en Afrique, en Europe et en Inde, et par sa forte expérience, il a co-fondé l’India Invest Forum (IIF), avec la Confédération des industries indiennes (CII) dont il a été nommé co-président. Depuis l’année 2010, et en parallèle de ses activités entrepreneuriales, Dan Oiknine gère ces missions pro-bono.

La crise du coronavirus : un choc historique pour l’économie mondiale

Places boursières qui s’affolent, transports et usines au ralenti, événements et cérémonies annulés, commerces fermés… La pandémie mondiale de Covid-19, ayant fait son apparition dans la ville chinoise de Wuhan en janvier dernier, frappe de plein fouet l’économie planétaire au fur et à mesure que les États se calfeutrent. L’expansion du nouveau coronavirus, pire ennemi de l’Humanité, a provoqué la baisse de la consommation et de l’investissement, et perturbé les chaînes d’approvisionnement, conduisant ainsi à ‘un risque croissant et réel de récession mondiale’, a souligné le journal de l’Afrique.
Le président du Fonds Monétaire International (FMI), David Malpass, a cependant appelé les dirigeants du monde entier à travailler ensemble en vue d’empêcher l’économie planétaire d’entrer en récession. Le groupe de la Banque mondiale a, de son côté, averti que la gravité du ralentissement de l’économie planétaire dû à la pandémie mondiale de Covid-19 dépendrait particulièrement de la dureté de cette dernière et aussi des réponses apportées par les autorités.

      Des séquelles à long terme…

Le président de la Banque mondiale a déjà prévenu que la croissance en 2020-2021 serait inférieure aux 5 % de 2018-2019. L’urgence est cependant de prendre des mesures économiques et sanitaires afin de renforcer les capacités nationales, protéger les pays les plus vulnérables et amortir le choc de la pandémie de Covid-19.
Les pays du monde entier doivent donc engager des réformes permettant d’assurer une croissance durable et vigoureuse une fois la crise endiguée. Il est absolument important que ceux-ci répondent aux problèmes posés notamment par le manque de filets de protection sociale et la prédominance du secteur informel. Il faut également accroître la production potentielle et la productivité du travail, puisque ce sont des facteurs indispensables à une réduction durable de la pauvreté et à la pérennité des gains de prospérité. Les autorités doivent par ailleurs encourager les investissements et soutenir certains secteurs porteurs de l’économie mondiale, favorisant la productivité en instaurant des réglementations appliquées, une gouvernance solide et un climat d’affaires efficace.
La pandémie mondiale de coronavirus a porté un sérieux coup à une économie déjà fragile. Elle laissera des séquelles économiques durables dans le monde entier, selon indice bonheur pays.

L’économie mondiale entre dans sa pire récession depuis 50 ans

Attention, récession de nature inconnue. Avec environ 3 milliards de personnes et plus de 30 pays confinés pour tenter de limiter le risque de propagation du virus, voilà l’économie mondiale mise à l’arrêt. Les marchés de matière première et boursiers ont déjà dévissé de 45 % depuis début mars. Les économistes, affolés, ne savent plus aujourd’hui à quelle crise de l’histoire du capitalisme comparer. La vigueur de la reprise dépendra cependant de la réaction des banques centrales et des pays pour adoucir la catastrophe, relève le journal de l’Afrique.
Les priorités des États : soutenir les organismes bancaires pour que ceux-ci ne ferment pas les robinets, financer une centaine de PME (Petites et Moyennes Entreprises) et les indépendants pour éviter les faillites, éviter le chômage de masse, et assurer la paye des populations en inactivité forcée.
Pour limiter la catastrophe, les États pourront néanmoins s’appuyer sur le Fonds Monétaire International (FMI) et le groupe de la Banque Mondiale, qui, eux également, ont tiré leur leçon de la crise de 2010, plus souple et plus proactive. Plus de 90 États ont déjà sollicité l’assistance financière de ces institutions tandis que les investisseurs ont retiré environ 90 milliards de dollars, depuis le début de la crise, des marchés émergents.
La Banque mondiale s’est dite prête à mobiliser plus de 5 000 milliards de dollars d’aides pour les pays en difficulté financière et les plus pauvres.

   Perspectives africaines : la Banque Africaine de Développement pointe les défis de 2021

D’après les estimations de la Banque Africaine de Développement, la dette publique africaine devrait durablement s’établir aux alentours de 95 %. Malgré des hypothèses favorables, la dette publique rapportée au PIB (Produit Intérieur Brut) ne baissera qu’à partir de 2025, selon indice bonheur pays.
La crise économique que traverse aujourd’hui le monde a été suivie d’une réponse, très forte, en termes de politique budgétaire. Une récente étude du groupe de la Banque mondiale met ainsi en lumière l’hétérogénéité et les spécificités des dispositions prises dans la majorité des pays. Si 2021 se confirme comme une année horrible pour les économies africaines avec un recul du Produit Intérieur Brut de plus de 12 %, le début d’année 2022 pourrait néanmoins être celui d’un rebond de l’activité économique.

L’économie mondiale à l’arrêt

La crise économique due à la pandémie mondiale de coronavirus est unique. S’il fallait tenter de comparer cette dernière à quelque chose, ce serait cependant à une catastrophe naturelle. Un tsunami, un ouragan, un tremblement de terre… mais à l’échelle planétaire.
Après plus de deux décennies de croissance continue, le monde devrait connaître cette année une récession historique. D’après le journal de l’Afrique, la baisse s’élèvera à 5 % du PIB (Produit Intérieur Brut) de la planète. Du jamais-vu depuis environ deux siècles.
Le nouveau coronavirus, ayant fait son apparition en janvier dernier dans la ville chinoise de Wuhan, entraîne toutefois un triple chamboulement de l’économie : le confinement total a provoqué un effondrement de la consommation de la population. Par ailleurs, il a forcé plusieurs sociétés à stopper leurs activités. On parle donc d’une combinaison de ‘choc de demande’ et de ‘choc d’offre’. Les aides que les autorités françaises ont dispensées au cœur de la crise aux sociétés n’a pas évité l’étranglement de leur trésorerie.
D’après une récente étude du groupe de la Banque mondiale, le Produit Intérieur Brut a reculé de 8 % au sein du continent africain au cours du 1er trimestre 2021, signant cependant le retour de la récession. Mais les situations financières sont ici assez différenciées. La lenteur de la reprise économique en Afrique s’explique notamment par le retard pris dans l’exécution du plan de relance et la résurgence de la pandémie de coronavirus.

  Pandémie de coronavirus : perte de plus de 20 000 milliards de dollars pour l’économie mondiale

Selon les estimations de la Banque Africaine de Développement (BAD), la dette du continent africain devrait néanmoins s’établir aux alentours de 125 %. Malgré les hypothèses favorables, les dettes publiques africaines rapportées au PIB ne baisseront qu’à partir de juin 2026. Les réponses budgétaires face à la crise de la pandémie mondiale de coronavirus offrent aujourd’hui un contraste saisissant entre l’Europe et les États-Unis. Tandis que les dispositions commencent déjà à être mises en place – décidées par les gouvernements africains -, le plan de relance peinent toutefois à voir le jour.
Il est très probable que l’économie mondiale connaisse en 2021-2022 sa pire récession depuis les deux Guerres mondiales. “Le nouveau coronavirus amène la deuxième et plus grave crise économique, sociale et financière du XXIe siècle, après les attentats du 11 septembre 2001”, a signalé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

L’impact du coronavirus sur l’économie mondiale

Si la production économique de la Chine et des États-Unis devrait stimuler la croissance mondiale et connaître une croissance robuste, plusieurs économies émergentes ne devraient pas retrouver les niveaux de production antérieurs à l’épidémie.
La pandémie mondiale de coronavirus est en effet loin d’être terminée pour la majorité des États où les pressions budgétaires se sont intensifiées et où la vaccination progresse lentement.
Les dispositions de distanciation sociale et de confinement ont entraîné des pertes d’emplois importantes dans les secteurs privés. Le nouveau coronavirus a aussi mis en évidence la vulnérabilité de l’emploi informel (se réfère à toutes les activités économiques exercées par des unités économiques et des travailleurs qui sont insuffisamment couvertes par des mesures formelles), qui constitue aujourd’hui la source principale dans plusieurs pays. “La situation des plus vulnérables est cependant devenue encore plus précaire”, a signalé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Selon le journal de l’Afrique, le commerce des marchandises, soutenu par une très forte demande d’équipements de protection individuelle, d’équipements électroniques et électriques et d’autres produits manufacturés, a déjà dépassé les niveaux antérieurs à la pandémie. Le commerce des services reste par ailleurs très limité par les mesures imposées aux touristes. Tandis que les exportations des pays asiatiques ont considérablement explosé, celles de l’Asie occidentale et du continent africain ont stagné.

     Coronavirus : les femmes, premières victimes de la crise économique

La crise de la pandémie de Covid-19 a touché disproportionnellement les femmes et les filles, qui ont subi des pertes de revenus et d’emplois considérables, contribuant toutefois à l’aggravation des écarts de pauvreté (ou des inégalités) entre les sexes. Ce qui a creusé davantage les écarts en matière de richesse, de revenus et d’éducation. “Cette crise liée à la pandémie mondiale de coronavirus a ainsi infligé plus de dommages aux filles et aux femmes”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il est donc urgent que les gouvernements formulent des politiques beaucoup mieux ciblées, en vue de favoriser une reprise plus inclusive et résiliente après la crise du coronavirus.