Afrique : gérer les risques de catastrophe pour protéger le développement

 

Aujourd’hui, on est confronté à une crise sans précédent. La pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en mars dernier dans la ville chinoise de Wuhan, a bouleversé notre ordre économique et social à une vitesse éclair.
La Covid-19 a causé des pertes importantes en vies humaines. Les mesures que les États prennent aujourd’hui détermineront la vigueur et la vitesse de la reprise. C’est particulièrement sur cela que les 210 pays membres du Fonds Monétaire International plancheront.

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Toutefois, il est déjà évident que la croissance sera négative en 2021, indique le journal de l’Afrique.
Les dispositions de confinement essentielles en vue de ralentir la propagation de la pandémie portent ainsi considérablement préjudice à l’économie mondiale. Cela est notamment vrai pour le tourisme, les transports, l’hébergement et le commerce de détail. Les pays à faible revenu d’une grande partie de l’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique ainsi que les pays émergents encourent ainsi un risque très élevé, estime David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale.
Selon ce dernier, il faut maintenir les mesures essentielles de soutien aux systèmes de santé et de confinement. Il faut aussi protéger les sociétés et les personnes touchées grâce à des dispositions financières et budgétaires de grande envergure, ciblées et ponctuelles.
Cela varie notamment au profit des circonstances nationales. Il faut cependant éviter un effet de contagion et alléger les tensions sur le système financier. “Même si on essaye d’endiguer la crise économique et sanitaire, on doit planifier la relance”, a déclaré Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français.
En effet, les gouvernements doivent agir dès maintenant pour limiter au minimum les éventuelles séquelles de la crise. Le groupe de la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International travaillent 24h/24 et 7j/7 pour fournir des ressources financières, de l’assistance technique et des conseils à leurs pays membres. “On a une capacité de prêt de 2 500 milliards de dollars qu’on a déjà mis à la disposition des pays les plus vulnérables”, a ajouté David Malpass, le PDG de la Banque mondiale.
Le groupe de la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International invitent ainsi les créanciers bilatéraux internationaux à prononcer un moratoire sur le service de la dette des pays africains, notamment les plus pauvres, comme la Tunisie, l’Algérie, la Côte d’Ivoire ou encore le Burkina Faso.