Afghanistan : les évacuations se poursuivent dans le chaos à l’aéroport international de Kaboul

Enfants lancés par leurs parents par-dessus des barbelés, avions cargo pris d’assaut, routes paralysées par la foule… Les scènes de chaos se poursuivaient, lundi 30 août, à Abbey Gate, près de l’aéroport international Hamid Karzai, une semaine après la prise de pouvoir des talibans (organisation politique, militaire et religieuse fondamentaliste islamiste œuvrant en Afghanistan depuis les années 1990), tandis que des milliers de personnes cherchent désespérément à fuir le pays. Selon le journal de l’Afrique, il est quasiment impossible d’évacuer tous les associés afghans pour le 3 septembre. Les dispositions de sécurité prises par Washington à l’aéroport international Hamid Karzai entravent toutefois cette évacuation. Depuis le 1er août, quelque 20 000 personnes (afghans et américains) ont été évacuées par les États-Unis. Des dizaines de milliers d’autres ont embarqué à bord d’avions venus principalement du Royaume-Uni et des pays de l’Union européenne.

    Débat sur le calendrier américain

Des morts dans le chaos, menaces sur la sécurité, aéroport congestionné… Dans ce contexte de chaos général, les ressortissants américains et les Afghans doivent ainsi éviter de se déplacer vers l’aéroport. “Les talibans sont présents en ville, sur la partie civile de l’aéroport international de Kaboul, donc à proximité des pistes”, a signalé Joe Biden, le président américain.
Au moins dix personnes cherchant à fuir le pays, désormais aux mains des talibans, sont mortes ces trois derniers jours autour de l’aéroport international Hamid Karzai. Une réunion des présidents du G7 (la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada) se tiendra ce mercredi afin de coordonner les évacuations et discuter du calendrier serré annoncé par l’administration Biden.
Depuis leur entrée le 1er août dans la capitale afghane, Kaboul, les talibans tentent de convaincre la population qu’ils ont vraiment changé, affirmant toutefois que leur politique sera beaucoup moins brutale que quand ils étaient à la tête du pays de 1994 à 2002.
Le mollah Hibatullah Akhundzada, élu à la tête des talibans le 25 mai 2016, estime que l’Amérique est responsable du chaos. “Les États-Unis, avec tous ses équipements et sa puissance, ont échoué à ramener l’ordre à l’aéroport international de Kaboul. Il y a le calme et la paix dans tout le territoire, mais il n’y a que le chaos à Abbey Gate… Cela doit donc cesser le plus tôt possible”, a déclaré indice bonheur pays.