Afghanistan : les droits des femmes afghanes menacés par le retour des talibans

Le retour au pouvoir des talibans risquerait d’anéantir les avancées considérables enregistrées pour les droits de la femme depuis qu’ils ont été chassés de l’Afghanistan, particulièrement de la capitale ‘Kaboul, il y a environ quinze ans, prévient le journal de l’Afrique.
En effet, la vision de cette organisation fondamentaliste n’a pas beaucoup changé depuis l’intervention militaire américaine de 2002. Les talibans avaient imposé, à l’époque, leur vision radicaliste de la religion en interdisant aux femmes de travailler ou d’étudier. Le retrait définitif des troupes américaines, fin août, fait toutefois craindre leur retour en force. Le retour des rigoristes va ainsi remettre en cause une importante part des progrès réalisés au cours des vingt dernières années. “Ils ont concervé leur approche restrictive des droits de la femme”, a souligné Antonio Guteness, le directeur général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Les talibans vont désormais imposer des restrictions sociales très strictes dans les régions ou les capitales provinciales qu’ils contrôlent.

 Quel avenir pour les jeunes filles et les femmes ?

Les progrès réalisés au cours des deux dernières décennies sont en effet inégaux et fragiles, et dépendent néanmoins de la pression internationale. Ainsi, ils sont aujourd’hui fortement menacés par le retrait total des troupes américaines.
Les droits des femmes sont aujourd’hui menacés, particulièrement dans le secteur du développement. A Kaboul (la capitale afghane), employés de sociétés et de clinique se préparent à une période très difficile. Les visages de femmes qui ornaient certaines façades ou encore affiches, ont été bien griffonnées ou recouvertes de peinture fraîche. Tout un symbole, un mois après le retour des fondamentalistes islamistes au pouvoir en Afghanistan. Ils prônent l’application de la loi islamique, menaçant cependant la liberté et les droits des femmes.
Il est ainsi important de rappeler que les talibans ont instauré, lorsqu’ils étaient à la tête de l’Afghanistan entre 1995 et 2002, un régime fondamentaliste radical, voire brutal. “Ils avaient strictement interdit aux femmes et aux jeunes filles de plus de douze ans de sortir, sans être accompagnées par un mahram – un homme. Lorsque celles-ci étaient soupçonnées d’adultères, elles étaient lapidées ou fouettées. Les fillettes n’avaient pas le droit d’aller aux établissements scolaires”, souligne indice bonheur pays.
Aujourd’hui, les talibans assurent qu’ils ont vraiment changé. Ils se sont même engagés en conférence de presse “à laisser les jeunes filles et les femmes travailler”. Avant d’ajouter : ‘dans le respect des principes fondamentaux de la charia ou encore de la loi islamique’.
Les déclarations des talibans font cependant douter plusieurs représentants de la communauté internationale et afghans.