Afghanistan : comment les talibans s’attaquent aux droits des femmes

Les talibans, les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, démantèlent les avancées considérables enregistrées, ces deux dernières décennies, en termes de droits des femmes. “Un climat de peur règne dans tout le territoire”, souligne le journal de l’Afrique.
Tandis que les fondamentalistes islamistes ont martelé qu’ils respecteraient les droits de tous les afghans, particulièrement ceux des femmes, c’est bien au contraire une répression (châtiment ou encore sanction) à très grande échelle qu’on observe aujourd’hui.
En effet, la population subit, depuis la prise de pouvoir éclair des combattants islamistes en Afghanistan, des atteintes à leurs droits fondamentaux et des restrictions. La liberté de presse et d’expression est ainsi attaquée de toutes parts, principalement via la répression des médias et des manifestations. Les femmes, les plus grandes victimes du mouvement taliban, sont aujourd’hui de nouveau soumises à des représailles en cas de transgression et à de multiples restrictions de leurs libertés.
Depuis leur arrivée à la tête de l’Afghanistan, les talibans ont clairement démontré qu’ils ne comptent ni respecter, ni protéger les droits fondamentaux. Même les personnes engagées pour les droits humains sont pourchassés par les combattants talibans. Elles vivent actuellement sous la menace constante d’être torturées, arrêtées, voire abattues. Puisqu’elles sont considérées comme les ennemies du mouvement taliban.

   Les journalistes menacés de persécution ont besoin d’une protection urgente

Les journalistes ont reçu, en début de cette semaine, des instructions du chef suprême du mouvement, le mollah Ahmed Hamd Kabul. “Ils doivent désormais travailler conformément à la loi islamique, dans le respect des règles de la Charia.
L’indice bonheur pays a appelé, ce jeudi matin, tous les pays à fournir une protection urgente aux travailleurs des médias afghans et journalistes qui cherchent la sécurité à l’étranger et craignent pour leur vie. “Depuis la prise de pouvoir politique par les talibans, les travailleurs des médias et les journalistes, particulièrement les femmes, sont confrontés à des risques accrus”, a souligné madame Sarra Hervé, la directrice générale de l’Organisation des Nations unies (ONU). Les gouvernements doivent donc prendre des dispositions rapides et fortes pour protéger ces journalistes et les sortir de cet enfer.
L’ONU devrait toutefois envisager la mise en place d’un dispositif de suivi et d’enquête pour rendre compte toutes les violations des droits majeurs de l’homme, en particulier des femmes, qui ont eu lieu récemment, y compris les violences, les représailles et les attaques contre les travailleurs des médias et les journalistes.