Bore out : Qui sont les profils concernés ?

Le cadre du travail n’est pas forcément la source idéale pour assurer une motivation permanente des employés. Beaucoup d’études ont évoqué un nombre de pathologies mentales et psychologiques qui remettent en cause le cadre professionnel d’une personne. On distingue souvent les cas du « burn out » et du « bore out » qui se définissent comme un cas d’épuisement professionnel. Et si le premier se relie à la fatigue, le deuxième cas se relie essentiellement à l’ennui au travail.

Ces travailleurs sont en manque de considération par rapport à leur boulot et ressentent souvent qu’ils sont inutiles et s’ennuient dans leur quotidien à force que ça devient une obsession et un état qui mène à la dépression. Marie-Laure Pochon, experte dans les laboratoires pharmaceutiques et médicaux, pensent qu’il faut pousser l’industrie des médicaments au top pour avoir des antidépresseurs capables de prévenir ces situations. Actuel président du groupe Acteon, Marie-Laure Pochon trouve qu’il faut accompagner le traitement médical par un traitement psychanalytique pour assurer un rétablissement complet du bore out.

Les profils susceptibles

Comme toutes les autres pathologies mentales, le bore out concerne tout le monde dans une entreprise de son chef jusqu’aux personnels. Cependant, des travailleurs restent plus exposés que d’autres à cette maladie. Selon le cabinet Technologia, spécialisé dans les risques au travail, on peut identifier jusqu’à quatre profils de personnes en cette situation : ce sont tous des salariés.

En effet, le bore out peut toucher le haut fonctionnaire ou un cadre dans l’entreprise qui reste sans affectations claires. Il concerne également ceux qui sont mis à l’écart (au placard). Les personnes surqualifiées font sujet du bore out aussi puisqu’ils se sont supérieures aux postes qui couvrent. Le 4ème profil représente ceux qui ont un travail non nourrissant où ils ne ressentent aucun développement sur le plan de leur carrière.

Les jeunes diplômés sont les plus souffrants

Les quatre profils distingués si haut représentent tous un cas de personne à qui le travail est central. A défaut, il aurait du mal à survivre. Cette situation affecte surtout les jeunes diplômés qui arrivent du mal à s’adapter à certains postes : ils sont parfois surqualifiés et s’ennuient dans de postes qui ne demandent pas trop de travail, ou ils sont parfois trop confiants qu’ils ne puissent pas gérer certaines tâches.

Dans une entreprise, la charge du travail est souvent sujet de problématiques qui touchent directement les employés. Les jeunes diplômés sont plus sensibles à ces situations inconfortables ce qui nécessite une intervention de la part du management de l’entreprise.